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Après un an et demi de pouvoir, le président Laurent Gbagbo a défendu son bilan, mais a évité de sexprimer sur les sujets qui fâchent lors dun entretien télévisé de deux heures le 30 mai. M. Gbagbo a défendu pied à pied laction de son gouvernement, au pouvoir depuis les élections présidentielles controversées doctobre 2000. Ce qui était humainement possible, nous lavons fait et je suis fier de ce que le gouvernement a fait en si peu de temps. Nous sommes revenus à la normale alors que nous étions dans lanormalité, a-t-il affirmé.
Mais il a évité les questions sur la corruption des membres du gouvernement, sest défaussé sur lépineux dossier de la nationalité de lopposant Alassane Ouattara et na même pas évoqué la filière cacao, dont la Côte dIvoire est le premier producteur mondial.
A propos de la nationalité dAlassane Ouattara et de sa possibilité ou non de se présenter à des élections, Laurent Gbagbo a simplement déclaré que tout a été dit au Forum (de réconciliation nationale) et lors de la rencontre à Yamoussoukro des quatre leaders (des principaux partis politiques en janvier 2001). Tout a été dit et écrit. Que tout soit donc accompli.
Concernant laffaire du charnier retrouvé dans le quartier abidjanais de Yopougon après les violences qui ont suivi lélection présidentielle doctobre 2000, M. Gbagbo a estimé que lon est injuste en se focalisant sur 57 morts, alors que les enquêtes parlent de plus de 300 morts. On a besoin de savoir, même si pour la paix on ne lance pas de poursuites (judiciaires). Jai ordonné au ministre de la Justice de mettre en place une commission pour quelle reprenne toutes les enquêtes, a-t-il rappelé.
Même sil na pas évoqué la première ressource du pays, le cacao dont les cours mondiaux flambent, M. Gbagbo a insisté sur son bilan économique et social.
Rappelant le rétablissement des liens avec les bailleurs de fonds et les institutions financières internationales, il a jugé que la Côte dIvoire est convalescente (...) Elle est guérie mais doit encore se reposer (...) pour être totalement en forme. Quant à la corruption, le chef de lEtat est resté plus quévasif, rappelant simplement que le pouvoir nest pas un lieu de nantissement, celui qui veut devenir riche, je lui demanderais de prendre une autre voie que le pouvoir.
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