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Les autorités ont ouvert le 10 juin lopération didentification de la population ivoirienne et étrangère,; en invitant les Ivoiriens à se rendre dans lun des 186 bureaux de postes disséminés sur lensemble du pays pour se faire identifier.
Cette opération, organisée par lOffice national didentification (ONI), fait suite à une loi relative à lidentification des personnes et au séjour des étrangers en Côte dIvoire, adoptée le 3 janvier dernier.
Cette vaste entreprise de recensement et dinformatisation des registres détat civil et denregistrement des étrangers vivant en Côte dIvoire coûtera quelque 46 milliards de CFA (plus de 70 millions dEuros), selon le directeur de lONI, le colonel Almustapha Kone.
Le processus denregistrement des quelque 15,4 millions dhabitants de Côte dIvoire aboutira à lobtention dune carte didentité (orange) pour les nationaux dun coût de 1.000 FCFA, dune carte de séjour (verte) pour les ressortissants des pays de la CEDEAO dun coût de 35.000 FCFA pour cinq ans, et dune carte de séjour (bleue) pour les autres résidents étrangers dun coût de 300.000 FCFA pour cinq ans également.
Jusquà présent, selon les estimations de lONI, seulement 6,2 millions dhabitants sont détenteurs dune carte didentité en règle, sur les 15,4 millions recensés en 1998.
Selon lONI, cette opération permettra de cerner les flux migratoires, sécuriser lIvoirien et mettre en confiance létranger. Rien à voir donc, avec une vaste entreprise de nettoyage des fichiers électoraux ?
Toujours est-il que deux partis politiques, lUnion pour la démocratie et la paix en Côte dIvoire (UDPCI, opposition) et le Rassemblement des républicains (RDR, principal parti dopposition) de lancien Premier ministre ivoirien Alassane Ouattara, ont dénoncé une décision de la Commission électorale indépendante (CEI) selon laquelle seules les nouvelles cartes didentité et les nouvelles attestations didentité seront acceptées pour voter aux élections régionales du 7 juillet.
Selon le RDR, seules 2,5 millions de nouvelles cartes et 325.000 attestations didentité avaient été délivrées. Il avait estimé que la mesure de la CEI excluait près de la moitié des 5,5 millions délecteurs inscrits.
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