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Le troisième et dernier procès des personnes accusées dune tentative de coup dEtat en janvier 2001 sest ouvert le 11 juin devant la cour dassises dAbidjan. Un homme daffaires connu, Ahmed Bassam, comparaît aux côtés de trois militaires.
Deux autres civils, dont le procès a été joint, comparaissent également, accusés quant à eux dimplication dans la préparation dun autre coup dEtat, qui aurait été prévu en février 2001 mais na jamais eu lieu.
M. Bassam avait été remis en liberté conditionnelle en janvier dernier, après un an de détention préventive.
Le dossier de la tentative de putsch de janvier 2001 avait été divisé en trois procès distincts, pour une meilleure administration de la justice selon le ministère de la justice, pour saucissonner le dossier et empêcher la manifestation de la vérité, selon la défense.
Lors du premier procès le mois dernier, la cour dAssises avait condamné quatre des accusés à 20 ans demprisonnement, deux à trois ans, et sept autres avaient été acquittés.
Le second procès a vu lacquittement des sept accusés, dont aucun navait été arrêté en flagrant délit, et qui étaient tous revenus sur leurs premiers aveux, extorqués selon eux sous la torture.
Au total, 72 personnes avaient été arrêtées dans le cadre de lenquête. Vingt-huit dentre elles ont été renvoyées devant la Cour dassises - les autres procès devant suivre dans la foulée du premier - et 19 accusés ont déjà bénéficié dun non-lieu.
Dans les deux premier procès, quatre des accusés ont été condamnés à 20 ans demprisonnement, deux à trois ans, et sept autres ont été acquittés, tandis que dans le second procès, les sept accusés ont été acquittés.
Dans la nuit du 7 au 8 janvier 2001, des assaillants avaient attaqué lun des principaux camps de gendarmerie dAbidjan et les sièges de la télévision et de la radio nationales. Lattaque avait été repoussée au petit matin, et avait fait 15 morts et neuf blessés, selon un bilan officiel.
Les autorités ivoiriennes avaient affirmé que les auteurs avaient reçu des appuis à létranger, évoquant le Mali et le Burkina Faso.
M. Bassam, inculpé dorganisation de bande armée et de complicité dattentat contre lautorité de lEtat a nié dès louverture du procès toute culpabilité, parlant dune machination visant à mettre la main sur sa société de nettoyage, ASH International.
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