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Lancien ministre ivoirien Balla Kéïta, assassiné le 1er août à son domicile de Ouagadougou, a été inhumé le 16/08 dans sa ville natale, à Korhogo, dans le nord de la Côte dIvoire.
A sa mort, Balla Kéïta était secrétaire général de lUnion pour la démocratie et la paix en Côte dIvoire (UDPCI) du général Robert Gueï.
Dans la nuit du 1er au 2 août, il avait été retrouvé tué de plusieurs coups de couteau à son domicile de Ouagadougou. Le ministre burkinabè de la Sécurité, le colonel Djibril Bassolé, avait estimé que ce meurtre avait été prémédité et perpétré de sang froid par un professionnel. Le procureur général du Burkina Faso na pas exclu un crime politique.
Longtemps ministre dans le gouvernement du président Félix Houphouët-Boigny, puis conseiller spécial du général Robert Gueï après le coup dEtat de décembre 1999, Balla Kéïta avait été nommé en mai 2002 secrétairegénéral de lUDPCI. Il nétait jamais rentré en Côte dIvoire pour assumer cette fonction.
Ministre houphouëtiste et polémiste
Exilé au Burkina Faso, pays voisin de la Côte dIvoire, depuis mars 2001, Balla Keïta (BK), retrouvé tué de plusieurs coups de couteau à son domicile de Ouagadougou dans la nuit du 1er août 2002, se réclamait de lhouphouëtisme orthodoxe.
Ce polémiste, père de trois enfants, est né en 1938 à Korhogo, de lethnie sénoufo (nord de la Côte dIvoire).
Jeune étudiant, il crée avec ses compagnons le Mouvement des élèves et étudiants de Côte dIvoire (MEECI), une structure proche du parti démocratique de Côte dIvoire (PDCI, ex-parti unique du président ivoirien Félix Houphouët-Boigny).
Titulaire dun doctorat en médecine-vétérinaire en 1973, il est remarqué par le président Houphouët-Boigny.
Dans les années 1980, il occupe à plusieurs reprises des portefeuilles ministériels. Ministre de lEnseignement supérieur et de la recherche scientifique (1981-1983), ministre de lEnseignement primaire (1983-1986), de lEnseignement secondaire (1986-1990).
Le gardien du temple du PDCI est pourtant démis de ses fonctions en 1992 à la suite dune grève des étudiants.
En 1993, le président Henri Konan Bédié succède à Houphouët. Après une brève traversée du désert, Balla Keïta est nommé conseiller spécial à la présidence.
Mais ses rapports avec le nouveau président se détériorent et le 14 octobre 1998, il est une nouvelle fois démis. Balla dénonçait notamment la politique de livoirité prônée par Bédié.
Il se consacre dès lors à ses activités au conseil exécutif de lOrganisation des nations unies pour la science et la culture (UNESCO), où il représente la Côte dIvoire.
En 1999, après le coup dEtat du général Robert Gueï en décembre, il retrouve une nouvelle jeunesse politique: il est nommé conseiller à la présidence, chargé de la politique et des cultes. Ses prises de positions et son franc-parler dérangent autant ses adversaires que ses partenaires.
En octobre 2000, à la suite de la présidentielle, le régime des militaires est balayé. Balla Keïta est pris à partie par des soldats, il est agressé et souffre dun traumatisme crânien. Il sexile en Belgique, avant de regagner en mars 2001 Ouagadoudou, où il bénéficiera dun statut dexilé.
En mai 2002, il est nommé secrétaire général de lUnion pour la démocratie et la paix en Côte dIvoire (UDPCI) du général Robert Gueï.
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