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Un nouveau gouvernement douverture incluant le Rassemblement des républicains (RDR) dAlassane Ouattara, le Parti démocratique de Côte dIvoire (PDCI, ex-parti unique) de Henri Konan Bédié, et lUnion pour la démocratie et la paix en Côte dIvoire (UDPCI) du général Gueï, a été formé le 5 août. Ce gouvernement reste toutefois dominé par le parti du président Gbagbo, le Front populaire ivoirien (FPI).
Moins de trois jours après son entrée au gouvernement, le parti du général Robert Gueï a annoncé son départ de lalliance gouvernementale, fragilisant cette cohabitation à livoirienne. LUDPCI du général Gueï navait obtenu quun seul portefeuille ministériel (Environnement et cadre de vie) dans le nouveau gouvernement, contre deux dans le précédent. En annonçant son retrait, lUDPCI a sonné le glas de lunion nationale et brisé la dynamique de réconciliation amorcée par les accords de Yamoussoukro conclus sous la transition en mars 2000. Ces accords prévoyaient notamment que le président élu devrait sengager à former un gouvernement avec les autres partis politiques significatifs.
Le départ de lUDPCI, qui sest déjà déclarée principal parti politique de lopposition, illustre les vieux antagonismes entre le général Robert Gueï et le président Gbagbo. Même si le général Gueï a dû admettre sa défaite à la suite dune insurrection populaire qui a suivi lélection présidentielle doctobre 2000, le Père Noël en treillis continue de sestimer flouer par le président caméléon, Laurent Gbagbo, et de croire que sa victoire lui a été volée. Quant au PDCI qui dispose de sept ministères dans ce gouvernement, ses dirigeants auront bien des efforts à faire pour expliquer la justesse de cette participation gouvernementale à leurs militants qui y sont largement opposés.
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