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L'Assemblée nationale du Niger a demandé au gouvernement ivoirien de "se conformer" aux accords de la CEDEAO en matière de libre circulation des personnes et des biens dans l'espace de la communauté. Les députés ont lancé cet appel après que plusieurs Etats membres de la CEDEAO, dont le Niger, ont dénoncé des exactions dont sont victimes leurs ressortissants.
Toujours au Niger, le Comité de reflexion et d'orientation indépendant pour la sauvegarde des acquis démocratiques (CROISADE) a dénoncé et condamné "la politique xénophobe et ethniciste" en Côte d'Ivoire. Le CROISADE a incité la CEDEAO "à faire pression" sur le régime ivoirien pour qu'il renonce "à son option guerrière" et "accepte des compromis politiques nécessaires à la survie de l'Etat ivoirien et à la sécurité de la sous-région".
Le Parlement européen a dénoncé la tentative de coup d'Etat en Côte d'Ivoire, mais a aussi appelé à une "solution politique à la crise" tout en exprimant son soutien au président Laurent Gbagbo.
Dans une résolution adoptée par 405 voix contre 7 et 51 abstentions, les députés européens ont réclamé notamment un "cessez-le-feu immédiat" et déclaré leur attachement "à une solution politique, avec toutes les parties en présence". Enfin, la résolution "réitère son soutien au président démocratiquement élu, M. Laurent Gbagbo, et au gouvernement d'union nationale de la République de Côte d'Ivoire, garant de la légitimité démocratique et de l'unité du pays".
La Rencontre africaine pour la défense des droits de l'Homme (RADDHO), ONG basée à Dakar, a appelé Laurent Gbagbo à se "ressaisir" et à accepter "les propositions du groupe de contact de la CEDEAO". "La logique de guerre mènera inéluctablement vers la déliquescence de l'Etat, avec des conséquences terribles pour la survie de la sous-région", a estimé la RADDHO dans un communiqué. Dans le même texte, l'ONG a appelé les présidents sud-africain et sénégalais, Thabo Mbeki et Abdoulaye Wade, respectivement présidents en exercice de l'Union africaine et de la CEDEAO, ainsi que Kofi Annan et Amara Essy, secrétaires généraux de l'ONU et de l'UA, "à se rendre immédiatement à Abidjan pour faire entendre raison au président Gbagbo".
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