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Lancien Premier ministre ivoirien Alassane Ouattara, réfugié depuis le 19 septembre chez lambassadeur de France, est une vraie pomme de discorde entre Paris et Abidjan, a déclaré le 24 octobre à lAFP le président Laurent Gbagbo qui se déclare pas opposé à son départ de Côte dIvoire.
Dans la crise politico-militaire en cours, les Français ont fait tout ce quils pouvaient faire. Je leur en suis très reconnaissant. Mais je ne souhaite pas quAlassane Ouattara, étant à lambassade (de France), cela crée des problèmes franco-ivoiriens. Je ne laisserai pas développer cela, a ajouté le chef de lEtat.
Alassane Ouattara sest réfugié à la résidence de lambassadeur de France Renaud Vignal dès le premier jour des troubles, à la demande du gouvernement ivoirien, avait annoncé dix jours plus tard à la télévision le ministre ivoirien de la Défense dalors, Moïse Lida Kouassi. Ce point avait été passé sous silence par les autorités ivoiriennes, tandis que des manifestations anti-françaises se développaient à Abidjan et que la France était quotidiennement accusée par la presse gouvernementale de rouler pour ADO (le surnom de M. Ouattara).
Le seul problème aujourdhui est que Ouattara est chez les Français. Il faut crever cet abcès. Je vais prendre les contacts, et personnellement je ne suis pas opposé à ce que Ouattara sen aille, quil quitte la Côte dIvoire. Je ne souhaite pas quil soit une pomme de discorde entre la France et nous. Cest totalement mon analyse, a poursuivi le président ivoirien.
... et qui dénonce une complicité ne serait-ce que passive du Burkina
Dans ce même entretien avec lAFP, pressé de dire qui, selon lui, a voulu renverser son régime, Laurent Gbagbo répond: Je ne sais pas, je nen sais rien, mais il a fallu en tout cas beaucoup dargent et, au moins, la complicité du Burkina, ne serait-ce que passive. Concernant le Burkina Faso, a-t-il poursuivi, cest évident quils (les déserteurs, aujourd'hui en rebellion) étaient logés, entretenus par le pouvoir burkinabé. Cest évident. Nous le savions depuis longtemps.
Suite à ces propos, le gouvernement du Burkina Faso a catégoriquement rejeté les accusations de complicité avec les rebelles. Nous navons absolument rien à voir avec cette rébellion, a réagi le ministre burkinabè de la Sécurité, Djibrill Bassolé.
M. Bassolé a maintenu la position de neutralité du Burkina Faso et réaffirmé que son pays est toujours prêt à participer à un règlement pacifique de la crise.
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