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Les militaires en rébellion essaient dappliquer le droit international humanitaire, a affirmé le responsable à Bouaké du Comité international de la Croix rouge (CICR). Depuis un mois, nous sommes en Côte dIvoire dans une situation de conflit, donc cest le droit international humanitaire (DIH) qui sapplique, qui est moins restrictif que les droits de lHomme en raison de la situation, a expliqué à lAFP Roland Sidler, chef de mission du CICR dans cette ville. Les mutins connaissent le DIH grâce aux cours donnés depuis de nombreuses années par le CICR et la leçon a été retenue. Ils essaient de lappliquer. Je dois dire quil y a un respect de la population civile, des travailleurs humanitaires, a-t-il estimé.
De visu, je nai pas constaté de violation du DIH. Nous avons quelques témoignages mais cest toujours difficile de se prononcer sur des choses dont on na pas été témoin. On essaie dintervenir à tous les niveaux, a-t-il affirmé. Il y a des gens plus vulnérables, plus particulièrement en danger dans cette situation, a précisé M. Sidler, évoquant des minorités ethniques de Bouaké sans plus de détail. Cest cette population-là quil nous faut protéger, cest-à-dire que nous essayons de voir avec la nouvelle autorité pour que ces gens soient protégés ou si nécessaire évacués, a-t-il dit.
Conformément à son mandat, le CICR a pu effectuer le 23/10 une première visite aux détenus par les militaires rebelles à Bouaké. Les résultats de ces visites restent confidentiels et sont communiqués aux seules autorités concernées et aux familles. Plusieurs dizaines dhommes, présentés par les mutins comme des gendarmes infiltrés, ont été capturés à Bouaké lors dune offensive gouvernementale pour reprendre la ville le 6 octobre.
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