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Le 26 novembre, lopposant Alassane Dramane Ouattara a décidé de retirer du gouvernement les quatre ministres de son parti, le Rassemblement des Républicains (RDR), en raison des dérives du pouvoir et de la gestion désastreuse de la crise que traverse notre pays depuis le 19 septembre 2002. Les ministres concernés par cette décision sont Zémogo Fofana, ministre de lEnseignement supérieur, Amadou Soumahoro, ministre du Commerce extérieur, Roger Gnohite, ministre de la Recherche et des nouvelles technologies.
Le 4e ministre RDR du gouvernement, Marcel Amon Tanoh avait déjà démissionné deux jours plus tôt de son poste de ministre des Transports. LUnion pour la démocratie et la paix en Côte dIvoire (UDPCI) parti de lancien chef de la junte, le général Robert Gueï, tué aux premières heures de la mutinerie, avait décidé dès le 14 août de quitter ce gouvernement dominé par le Front populaire ivoirien (FPI du président Laurent Gbagbo). Par contre, le Parti démocratique de Côte dIvoire (PDCI), de lancien président Henri Konan Bédié y participe encore.
Depuis le 19 septembre, le président du RDR, Alassane Ouattara, est réfugié à la résidence de lambassadeur de France en Côte dIvoire, à la demande du gouvernement ivoirien. Il est quasi quotidiennement accusé par des médias pro-gouvernementaux dêtre mêlé à la crise.
Lambassadeur de France, Renaud Vignal, fréquemment pris à partie par ces mêmes médias, a subi une attaque en règle du quotidien Notre Voie, journal quasi-officiel du parti au pouvoir qui laccuse de soutenir M. Ouattara, commanditaire de la rébellion, et le traite notamment de névrosé. Sur trois pages, Notre Voie a multiplié les critiques contre le diplomate français et Alassane Dramane Ouattara. Vignal doit partir, Ouattara doit être jugé, a titré le journal du Front populaire ivoirien (FPI). Et le journal de poursuivre : Dramane Ouattara et Renaud Vignal sont deux individus dangereux pour la Côte dIvoire. Solidaires dans le mal et pour le mal, ils doivent répondre de leurs actes. Ici et maintenant.
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