- 19: Des attaques à Abidjan visent le cur du pouvoir. La deuxième ville, Bouaké (centre), et la principale ville du nord, Korhogo, sont sous contrôle rebelle. Le général Robert Gueï, ancien chef de la junte (1999-2000), et le ministre de lIntérieur, Emile Boga Doudou, sont tués.
- 22: Arrivée des premiers renforts militaires français pour assurer la sécurité des étrangers, dont quelque 3.000 seront évacués.
- 24: Le journal du parti au pouvoir, Notre Voie, accuse le président burkinabè, Blaise Compaoré, dêtre le seul et unique déstabilisateur de la Côte dIvoire. Le Burkina Faso dément toute implication.
- 28: Abidjan affirme avoir actionné les accords de défense avec la France.
- 29: La Communauté économique des Etats dAfrique de lOuest (CEDEAO) crée un groupe de contact et décide lenvoi dune force de paix.
- 1er: Les mutins déclarent vouloir renverser le régime et invitent la France à une stricte neutralité.
- 6-7: Les forces loyalistes échouent dans une tentative de reconquête de Bouaké
- 17: Les rebelles signent à Bouaké un accord de cessation des hostilités. Le président Gbagbo laccepte et demande à la France de contrôler le cessez-le-feu.
- 22: La France envoie des renforts pour contrôler le cessez-le-feu.
- 23: Le président togolais Gnassingbé Eyadéma est désigné coordinateur de la médiation.
- 30: Début à Lomé des premières négociations directes entre délégations du gouvernement et des rebelles du Mouvement patriotique de Côte dIvoire (MPCI), conduite par Guillaume Soro.
- 1er: Le gouvernement accepte le principe dune amnistie et dune réintégration des mutins dans larmée.
- 2 : Emile Téhé, président du Mouvement populaire ivoirien (MPI, parti dopposition), est retrouvé criblé de balles dans la forêt du Banco à Abidjan, après avoir été arrêté par des gendarmes.
- 6 : Ancien homme fort du Front populaire ivoirien de Gbagbo, dont il était le numéro 2, Louis Dakoury-Tabley, annonce quil est le coordinateur aux relations extérieures du MPCI
- 8 : Le Dr Benoît Dacoury-Tabley, son frère, est retrouvé mort vendredi à Abidjan, criblé de balles, deux jours après avoir été enlevé sur son lieu de travail par des hommes en uniforme, dépourvus de tout mandat officiel.
- 27 : Visite du ministre français des Affaires étrangères, Dominique de Villepin, marquée par lexfiltration de Côte dIvoire du principal opposant Alassane Ouattara.
- 28 : Le Mouvement populaire ivoirien du grand ouest (MPIGO) et le Mouvement pour la justice et la paix (MJP), deux nouveaux groupes, revendiquent la prise de Man et Danané (extrême ouest).
- 1er : Premiers affrontements meurtriers entre militaires français et rebelles lors dune évacuation depuis Man: une dizaine de morts chez les rebelles et un blessé français.
- 3 : Rencontre à Bamako des présidents Gbagbo et Compaoré.
- 12: Le MPCI demande une neutralité totale et le retrait de la France.
- 16 : Dominique de Villepin dénonce les ingérences extérieures.
- 19 : Amnesty International demande à lOnu une enquête sur les exactions, après la découverte de charniers.
- 20 : Les rebelles du MPIGO prennent Bangolo (sud de Man).
LOnu appuie le gouvernement élu.
- 28: Arrivée des derniers renforts français, portant à près de 2.500 hommes les effectifs de lOpération Licorne.
- 31 : Larmée bombarde le village de Menakro, en zone rebelle au delà de la ligne de cessez-le-feu surveillée par les troupes françaises: 12 civils tués.
- 3 : Arrivée à Abidjan des premiers éléments de la force ouest-africaine.
- 3-4 : Le ministre français des Affaires étrangères, Dominique de Villepin, est arrivé vendredi en Côte dIvoire, une visite impromptue décidée après un brusque regain de tension sur le terrain, consécutif au bombardement meurtrier de larmée ivoirienne sur un village en zone rebelle. Il obtient des autorités dAbidjan et du MPCI lengagement dun respect du cessez-le-feu et de leur participation à une table ronde politique le 15 janvier à Paris, suivie dun sommet de chefs dEtat africains le 27.
- 6 : Les rebelles de louest se heurtent aux militaires français aux environs de Duékoué: 30 morts chez les rebelles et neuf blessés côté français, selon Paris. Le MJP reconnaît que des éléments égarés issus de ses rangs sont responsables.
- 8 : Le MPIGO et le MJP concluent un accord de cessez-le-feu avec les troupes françaises tout en affirmant vouloir continuer les combats avec les forces gouvernementales et acceptent de participer à la table ronde.
- 9 : Des hélicoptères de larmée bombardent dans la région de Grabo (ouest), faisant, selon les rebelles, 15 morts civils.
- 10 : Le MPIGO accuse les forces loyalistes davoir lancé des attaques sur ses positions dans lextrême ouest.
- 11 : Le MPIGO et le MJP ont décidé de signer une cessation des hostilités, selon des sources concordantes. Ils confirment leur présence à la table ronde de Paris.
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