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La rébellion du Mouvement patriotique de Côte dIvoire (MPCI) a appelé le 27 janvier les Ivoiriens, particulièrement ceux vivant dans les territoires sous son contrôle, à des manifestations de soutien à la France, en réponse aux manifestations anti-françaises à Abidjan.
Pour soutenir la médiation de la France dans la crise ivoirienne et saluer les accords signés le 24 janvier 2003 à Linas-Marcoussis (...) le secrétariat général du MPCI invite tous les Ivoiriens, à lorganisation de manifestations de rue tous les jours, à compter du mardi 28 janvier, a indiqué un communiqué du MPCI.
Le MPCI a aussi dénoncé les manifestations anti-françaises qui ont agité Abidjan, les attribuant à une minorité dextrémistes aux relents xénophobes et tribalistes (qui) sadonne en spectacle en attaquant des biens privés et des symboles de la République française.
Des dizaines de milliers de manifestants se sont attaqué aux symboles français - assiégeant et incendiant partiellement notamment lambassade de France, saccageant les bureaux dAir France, pillant des magasins et domiciles appartenant à des Français - dans la capitale économique ivoirienne.
Ces jeunes patriotes, farouches partisans du président Laurent Gbagbo, accusent notamment la France,davoir accordé, dans le gouvernement dunion prévu par laccord de Marcoussis (sud de Paris), deux ministères-clés au MPCI, la Défense et lIntérieur.
Le secrétaire général du MPCI, Guillaume Soro, de son côté a rappelé que personne navait contraint les parties prenantes à Marcoussis de signer cet accord et que cest en présence des chefs dEtats africains, de lONU, de lUnion africaine et dautres observateurs que Laurent Gbagbo avait accepté ces nominations. Une manière comme une autre de mettre la communauté internationale devant ses responsabilités.
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