N° 263
du 29/01/2003

Côte d'Ivoire


L’histoire à l’envers
Le MPCI appelle à des manifestations de soutien à la France

La rébellion du Mouvement patriotique de Côte d’Ivoire (MPCI) a appelé le 27 janvier les Ivoiriens, particulièrement ceux vivant dans les territoires sous son contrôle, à des manifestations de soutien à la France, en réponse aux manifestations anti-françaises à Abidjan.
“Pour soutenir la médiation de la France dans la crise ivoirienne et saluer les accords signés le 24 janvier 2003 à Linas-Marcoussis (...) le secrétariat général du MPCI invite tous les Ivoiriens, à l’organisation de manifestations de rue tous les jours, à compter du mardi 28 janvier”, a indiqué un communiqué du MPCI.
Le MPCI a aussi dénoncé les manifestations anti-françaises qui ont agité Abidjan, les attribuant à “une minorité d’extrémistes aux relents xénophobes et tribalistes (qui) s’adonne en spectacle en attaquant des biens privés et des symboles de la République française”.
Des dizaines de milliers de manifestants se sont attaqué aux symboles français - assiégeant et incendiant partiellement notamment l’ambassade de France, saccageant les bureaux d’Air France, pillant des magasins et domiciles appartenant à des Français - dans la capitale économique ivoirienne.
Ces “jeunes patriotes”, farouches partisans du président Laurent Gbagbo, accusent notamment la France,d’avoir accordé, dans le gouvernement d’union prévu par l’accord de Marcoussis (sud de Paris), deux ministères-clés au MPCI, la Défense et l’Intérieur.
Le secrétaire général du MPCI, Guillaume Soro, de son côté a rappelé que personne n’avait contraint les parties prenantes à Marcoussis de signer cet accord et que c’est en présence des chefs d’Etats africains, de l’ONU, de l’Union africaine et d’autres observateurs que Laurent Gbagbo avait accepté ces nominations. Une manière comme une autre de mettre la communauté internationale devant ses responsabilités.


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