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Tous les partis politiques ivoiriens, sauf le parti au pouvoir, le Front Populaire Ivoirien (FPI) de Laurent Gbagbo, ont signé le 7 mai au Parlement un texte commun dans lequel ils fixent notamment un ultimatum au pouvoir pour nommer un ministre de la défense. Tout en reconnaissant des avancées dans lapplication des accords de paix de Marcoussis, signés fin janvier en France, ces partis, dont le PDCI (Parti Démocratique de Côte dIvoire), nont pas de mots assez durs dans leur communiqué final à légard du pouvoir en place, et dénoncent entre autres choses le blocage créé par le refus du Président de la république daccepter le consensus qui se dégage pour la nomination du général Gaston Ouassenan Koné (PDCI, ndlr) en qualité de Ministre de la défense.
Ce poste, revendiqué fin janvier par le Mouvement Patriotique de Côte dIvoire (MPCI), nest toujours pas attribué et est actuellement occupé de façon temporaire.
Dans un réquisitoire auquel se sont associées les Forces Nouvelles (les mouvements rebelles, dont le MPCI de Guillaume Soro), et qui sonne comme un tous contre le FPI, les partis politiques signataires des accords de Marcoussis dénoncent également les propos et le ton du président du Parlement, Mamadou Koulibaly, le 30 avril dernier.
Faucon et très proche du président Gbagbo, ce dernier avait taillé en pièces les accords de Marcoussis, dénigré le président du comité de suivi de ces accords et représentant du secrétaire général de lONU, et carrément convoqué le Premier ministre Seydou Diarra devant le Parlement pour sexpliquer sur son action.
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