N° 271
du 03/06/2003

Côte d'Ivoire


Début d’une «opération militaire combinée» dans l’ouest

Une «opération combinée», associant les Forces régulières ivoiriennes (FANCI), les Forces nouvelles (forces rebelles), les forces françaises (Licorne) et celles de la CEDEAO (MICECI) a débuté le 23 mai pour sécuriser l’ouest de la Côte d’Ivoire.
Un convoi composé de 110 à 115 véhicules et blindés essentiellement français de l’opération Licorne mais aussi des FANCI et des troupes de la CEDEAO, a quitté la localité de Guiglo en direction de Toulépleu, avec notamment pour objectif de prolonger jusqu’à la frontière libérienne la ligne de cessez-le-feu en vigueur.
De là, la colonne devait obliquer vers le nord en direction de la localité de Téapleu pour faire la jonction avec un autre convoi parti de Duékoué (zone rebelle), à environ 30 kilomètres au nord de Guiglo.
Le but de cette opération est de créer une «zone de confiance» de 60 km d’est en ouest sur 40 km du nord au sud, sous contrôle armé Licorne/MICECI, avec des «forces nouvelles» à la limite nord, et des éléments des FANCI à la limite sud.
Depuis plusieurs mois, les populations y sont victimes d’exactions, notamment de la part de supplétifs libériens combattant avec les soldats du président Gbagbo et auparavant aux côtés des rebelles.
Le général Bruno Dary, commandant tactique de l’opération Licorne, a estimé la durée de l’opération à deux ou trois semaines et dans laquelle environ 800 militaires français seront engagés.
Le chef du Mouvement pour la Justice et la Paix (MJP), un des mouvements rebelles de l’ouest, Gaspard Dely, se trouvait le 23 mai à Guiglo, en zone gouvernementale, pour faire office d’officier de liaison représentant les Forces nouvelles.
Cette opération quadripartite implique également d’importants moyens aériens.


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