N° 271
du 03/06/2003

Côte d'Ivoire


Rour à la phase 3 de sécurité pour l’ONU à Abidjan

Les Nations unies ont décidé le 21/05 de repasser en phase sécurité de niveau 3 à Abidjan, après être passées en phase 4 le 6 février. Le 5 février dernier, compte tenu du degré d’insécurité et des manifestations de rues parfois violentes, notamment anti-françaises, l’Onu avait décidé de passer en phase 4, ce qui avait impliqué le départ des personnels non essentiels.
L’évaluation du risque dans un pays donné est calculée sur une échelle de 0 à 5, cette dernière phase correspondant à un ordre d’évacuation total, mesure très rarement décidée par le secrétariat général de l’ONU.
La décision de passer en phase 4 supposait également que plus aucun fonctionnaire international de l’ONU ne pouvait se rendre dans le pays, sauf autorisation expresse du secrétariat général.
Techniquement, le retour à une phase inférieure de sécurité va se traduire rapidement par l’établissement, par les directeurs des agences onusiennes opérant dans le pays, de listes de fonctionnaires susceptibles de revenir rapidement pour reprendre leurs activités de développement.
La traduction la plus spectaculaire du passage en phase 4 avait été la délocalisation, très mal vécue par les autorités ivoiriennes, de la Banque africaine de développement (BAD), dont le siège est à Abidjan.
«C’est automatique, c’est dans nos statuts», avait alors confié un responsable de la BAD.
Cette banque emploie un millier de personnes à Abidjan, dont 450 environ ont alors été «relocalisées».
La BAD, basée à Abidjan depuis sa création en 1963, s’était dotée en avril 2001 d’un siège de substitution à Tunis, pour éviter à la banque de connaître «des situations de blocage» comparables à celles connues lors du coup d’Etat de 1999 en Côte d’Ivoire.


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