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Les Nations unies ont décidé le 21/05 de repasser en phase sécurité de niveau 3 à Abidjan, après être passées en phase 4 le 6 février. Le 5 février dernier, compte tenu du degré dinsécurité et des manifestations de rues parfois violentes, notamment anti-françaises, lOnu avait décidé de passer en phase 4, ce qui avait impliqué le départ des personnels non essentiels.
Lévaluation du risque dans un pays donné est calculée sur une échelle de 0 à 5, cette dernière phase correspondant à un ordre dévacuation total, mesure très rarement décidée par le secrétariat général de lONU.
La décision de passer en phase 4 supposait également que plus aucun fonctionnaire international de lONU ne pouvait se rendre dans le pays, sauf autorisation expresse du secrétariat général.
Techniquement, le retour à une phase inférieure de sécurité va se traduire rapidement par létablissement, par les directeurs des agences onusiennes opérant dans le pays, de listes de fonctionnaires susceptibles de revenir rapidement pour reprendre leurs activités de développement.
La traduction la plus spectaculaire du passage en phase 4 avait été la délocalisation, très mal vécue par les autorités ivoiriennes, de la Banque africaine de développement (BAD), dont le siège est à Abidjan.
«Cest automatique, cest dans nos statuts», avait alors confié un responsable de la BAD.
Cette banque emploie un millier de personnes à Abidjan, dont 450 environ ont alors été «relocalisées».
La BAD, basée à Abidjan depuis sa création en 1963, sétait dotée en avril 2001 dun siège de substitution à Tunis, pour éviter à la banque de connaître «des situations de blocage» comparables à celles connues lors du coup dEtat de 1999 en Côte dIvoire.
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