N° 271
du 03/06/2003

Côte d'Ivoire


Réouverture des frontières

Bientôt la réouverture de la frontière avec le Burkina Faso

Des responsables des états-majors des armées du Burkina Faso et de Côte d’Ivoire ont recommandé d’ouvrir à partir du 30 juin prochain la frontière entre les deux pays, fermée depuis le début de la crise ivoirienne. Cette proposition, prise à l’issue d’une réunion de deux jours entre ces responsables militaires à Ouagadougou, doit être soumise pour approbation aux gouvernements des deux pays.
Les militaires ont décidé de garantir la «fluidité et la sécurité du trafic ferroviaire et routier entre les deux parties», par la mise sur pied le long de la frontière et dans les «meilleurs délais» d’un dispositif de «prévention, de surveillance et d’alerte» comprenant notamment des patrouilles.
Côté ivoirien, le dispositif sera composé des militaires français de l’opération Licorne, de ceux de la force de paix ouest-africaine, des FANCI et des éléments des Forces nouvelles.
Quant au Burkina Faso, il maintiendra le dispositif militaire qu’il avait déjà mis en place dès l’insurrection militaire du 19 septembre en Côte d’Ivoire, afin «d’empêcher des infiltrations sur son territoire».
Une délégation de militaires burkinabè doit se rendre dans deux semaines en Côte d’ivoire, dans le cadre de rencontres périodiques de suivi des décisions.
La réouverture de la frontière est la condition sine qua non pour la reprise du trafic ferroviaire Abidjan/Ouagadougou, interrompu depuis le déclenchement de la crise.

Arrivée au Mali des premiers camions par la route Abidjan-Bamako

Le premier convoi de camions de marchandises ayant pu emprunter l’axe routier Abidjan-Yamoussoukro-Bamako depuis le 19 septembre 2002, est arrivé le 24 mai à la frontière malienne.
Chargés notamment d’huile et de ciment, les camions ont franchi la frontière, au niveau de Zégoua, sous les applaudissements des populations et autorités locales.
Le convoi été escorté par des soldats ivoiriens loyalistes jusqu’à la zone-tampon, puis par des rebelles de la ville ivoirienne de Bouaké, fief de la rébellion, jusqu’à Zégoua.
Selon Saliou Guiro, secrétaire général du Conseil malien des chargeurs (CMC), organisme qui a contribué à la réouverture de cet axe routier, plus de 20.000 tonnes de marchandises maliennes sont bloquées au port d’Abidjan du fait de la crise.
Pays enclavé, sans accès à la mer, le Mali a été obligé, avec un succès mitigé, de trouver d’autres ports dans la sous-région pour acheminer ses produits.
Le corridor sénégalais connaît des difficultés. La route qui mène en Guinée n’est pas entièrement bitumée, et le port d’Accra «supporte de plus en plus difficilement» les marchandises qui y sont acheminées.


Sommaire COTE D'IVOIRE

Sommaire Home Page