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En présentant son rapport, Amnesty écrit : «Début avril 2003, des milliers de personnes qui sétaient réfugiées quelques semaines plus tôt au Libéria pour fuir la crise ivoirienne ont traversé la frontière en sens inverse après que des combats de plus en plus violents se sont produits dans la région où elles avaient trouvé asile. Ces allers-retours, marqués par la précipitation et la panique, illustrent la situation de dizaines de milliers de personnes (des réfugiés libériens, des Ivoiriens et des ressortissants de la sous-région) prises en étau entre deux conflits, à louest de la Côte dIvoire et à lest du Libéria et qui ne savent où trouver une protection efficace.
Dans ce contexte de fuites massives, la situation des dizaines de milliers de Libériens, qui avaient cherché refuge en Côte dIvoire à la suite de léclatement dun conflit armé interne au Libéria en 1989, est particulièrement dramatique pour une triple raison: ils ne se trouvent plus en sécurité en Côte dIvoire car ils sont victimes dexactions commises par les différentes parties au conflit qui, tour à tour, les pillent, les maltraitent, les enrôlent parfois de force dans leurs rangs et les accusent en même temps de soutenir la partie adverse ; ils ne peuvent rentrer au Libéria où la situation empire de jour en jour ;
aucun des pays limitrophes ne semble réellement disposé à les accueillir car ils sont bien souvent perçus comme des fauteurs de troubles. Cest notamment le cas du Ghana ou de la Guinée qui a fermé ses frontières de manière temporaire, en février 2003, en dépit des appels du Haut Commissariat aux Réfugiés des Nations unies (HCR). Cette pratique viole le principe internationalement reconnu du non-refoulement, à savoir le droit pour un réfugié de ne pas être renvoyé dans un pays où il risque dêtre victime datteintes graves aux droits humains.»
Renseignement : http://www.amnesty.asso.fr/
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