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Guillaume Soro, ministre de la Communication et leader du MPCI, a échappé de peu à un lynchage orchestré par les partisans du président Gbagbo, alors quil sétait rendu le 27 juin dans les locaux de la télévision nationale à Abidjan.
Il a été séquestré pendant près de deux heures dans les locaux de la télévision nationale par une centaine de jeunes surexcités, armés de barres de fer et qui visiblement cherchait à violenter le ministre qui sétait rendu au siège de la Radio Télévision Ivoirienne (RTI), dans le quartier de Cocody, dans le cadre de ses consultations avec les médias. Guillaume Soro est toujours secrétaire général du Mouvement patriotique de Côte dIvoire (MPCI, auteur de linsurrection du 19 septembre 2002).
Informés de sa présence dans les bâtiments, des jeunes armés de pierres et de gourdins, aux cris de «ministre assassin, rebelle», ont envahi la télévision, pourtant gardée par des policiers, à la recherche du ministre qui sest alors réfugié dans linfirmerie.
Après un bref passage sur les lieux vers 13 heures du chef de létat-major des forces armées (FANCI), le général Mathias Doué, il a fallu lintervention de la brigade anti-émeutes (BAE) pour exfiltrer le ministre.
Vice condamnation du Comité de suivi
Dans un communiqué, le Comité de suivi a demandé «des sanctions immédiates à légard des auteurs identifiés de lagression, de ceux qui les incitent et de ceux qui sen sont rendus complices». Il a par ailleurs insisté sur la nécessité de prendre «sans délais des mesures concrètes» pour le «démantèlement immédiat des milices et groupes parallèles».
De son côté, le «gouvernement de réconciliation nationale» a «déploré et condamné vertement cet acte abominable», a déclaré le ministre de la Sécurité, Zémogo Fofana.
Pour la presse dopposition, Soro a été victime dune «tentative dassassinat préparée».
Dans ce contexte, on souhaite bien du plaisir à lOrganisation internationale de la Francophonie (OIF), qui vient denvoyer une mission à Abidjan pour un appui aux médias qui doivent «jouer un rôle, dinformation, déquilibre, favorable à lesprit de réconciliation de lensemble des Ivoiriens», selon Hugo Sada, conseiller pour linformation et la communication du secrétaire général de lOIF, Abdou Diouf.
Les accords de Marcoussis signés le 24 janvier en France par les principaux partis politiques ivoiriens et la rébellion, comportent un volet consacré aux médias et prévoient notamment la mise en place dune presse libre, indépendante et responsable.
LOIF est membre du comité de suivi des accords de Marcoussis, présidé Albert Tevoédjrè.
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