N° 274
du 16/07/2003

Côte d'Ivoire


Relations franco-ivoiriennes
«Il y aura un avant et un après 2002»
dixit Gildas le Lidec, l’ambassadeur de France

«Il y aura un avant et un après 2002» dans les relations franco-ivoiriennes, a déclaré le 14/07 l’ambassadeur de France à Abidjan, Gildas le Lidec, en allusion à la crise qu’ont traversé les relations entre Paris et Abidjan depuis septembre dernier.
A l’occasion de la fête nationale française du 14 juillet, l’ambassadeur a longuement évoqué la crise politico-militaire, pour rappeler que la France «n’a pas ménagé ses efforts» pour le retour à la paix et a pourtant été «conspuée, quotidiennement et à outrance».
En janvier dernier, de nombreuses et violentes manifestations anti-françaises organisées par des partisans du régime du président Gbagbo avaient eu lieu à Abidjan, au cours desquelles le consulat avait été attaqué, plusieurs écoles et le Centre culturel Français saccagés, poussant des milliers de Français à quitter le pays.
La France, a rappelé M. le Lidec, «a déployé la plus importante opération militaire extérieure bilatérale jamais conduite dans son histoire depuis les indépendances. Elle a consenti un effort humain et financier à la limite extrême de ses moyens pour que soient préservées l’unité, l’intégrité, la souverainement, la légalité constitutionnelle de la Côte d’Ivoire».
S’adressant visiblement aux «faucons» du régime du président Gbagbo, qui accusent régulièrement encore la France d’avoir imposé les accords de Marcoussis au détriment du régime, Gildas le Lidec a indiqué que «si quelque accroc a pu surgir dans l’élaboration délicate de ce difficile processus, il serait absurde d’en garder prétexte pour continuer d’entacher l’honnêteté, la bonne foi, la générosité de la démarche solidaire de la France, qui a simplement voulu œuvrer au retour de la stabilité et de la paix».
«Nous savons qu’il y aura un avant et un après 2002», a conclu le diplomate en estimant que Paris et Abidjan avaient une occasion unique de repenser les relations bilatérales et d’imaginer un «partenariat enfin adulte».
Au plus fort de la crise, en décembre 2002, le précédent ambassadeur de France à Abidjan, Renaud Vignal, régulièrement conspué par la presse pro-pouvoir, avait été rappelé par Paris et remplacé par M. Le Lidec.


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