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La ministre française
de la Défense Michèle Alliot-Marie a été
reçue le 31/12 à Abidjan par le président Laurent
Gbagbo, qui l’a décorée et a remercié la France
pour ses efforts dans la crise qui secoue la Côte d’Ivoire
depuis la rébellion de septembre 2002.
Le chef de l’Etat «a remercié la France de s’être
impliquée dans la résolution de la crise», soulignant
qu’il y avait «des signes tangibles d’un retour à
la paix» après «une année difficile en 2003»,
selon le lieutenant-colonel Georges Peillon, porte-parole de l’Opération
militaire française Licorne.
Mme Alliot-Marie, arrivée dans le pays pour passer le réveillon
du Nouvel An avec les militaires français de l’opération
Licorne, a de son côté célébré les liens
étroits qui unissent la France et la Côte d’Ivoire.
La France a déployé environ 4.000 militaires et l’action
de la France dans la crise ivoirienne, notamment sa présence militaire,
a été violemment critiquée par de nombreux partisans
du président Gbagbo.
Plusieurs manifestations violentes de «jeunes patriotes»,
mouvements se réclamant du chef de l’Etat, se sont déroulées
depuis le début de la crise devant la base militaire française
d’Abidjan pour demander le départ des soldats français.
Fin janvier 2003, des milliers de jeunes s’en étaient pris
aux lieux symbolisant la présence française en Côte
d’Ivoire (ambassade, centre culturel, écoles françaises)
pour protester contre les accords de paix de Marcoussis.
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