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| Les ministres issus des
Forces nouvelles (FN, ex-rébellion), ont
repris le 6 janvier leur place au conseil des ministres, en présence
du président Laurent Gbagbo dont ils avaient pourtant
demandé la démission fin septembre en annonçant leur
boycott des réunions du gouvernement de réconciliation nationale.
En fin de matinée, Issa Diakité, Michel Gueu, Moussa Dosso, Mamadou Koné et Tuo Fozié sont arrivés à pied au palais présidentiel en compagnie du Premier ministre Seydou Diarra, escortés par quelques soldats de la force de paix ouest-africaine, mais sans dispositif de sécurité exceptionnel. Les trois autres ministres des Forces nouvelles, dont le secrétaire général du mouvement et ministre de la Communication Guillaume Soro, n’étaient pas présents pour ce premier «conseil des ministres extraordinaire» de 2004. La réunion visait à examiner une série de projets de loi issus des accords de paix de Marcoussis et à préparer la réunification du pays avant l’échéance électorale d’octobre 2005. Le ministre des Infrastructures économiques et porte-parole du gouvernement, Patrick Achi, a indiqué que les discussions avaient principalement porté sur les procédures d’identification de la population vivant en Côte d’Ivoire et sur la déclaration de patrimoine du président de la République. L’absence des Forces nouvelles n’a pas empêché le conseil des ministres d’adopter des projets de lois sur certaines questions identifiées à Marcoussis comme étant parmi les principales causes de la crise: code de la nationalité, condition d’éligibilité à la présidence et propriété des terres agricoles pour les étrangers. Mais la décision du président Gbagbo de soumettre ces textes sensibles à un référendum et non au vote des députés a déjà suscité un début de polémique. |
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