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| Amnesty International
a de nouveau exigé le 26 janvier la mise en place d’une
commission d’enquête internationale prévue par les accords
de Marcoussis, signés il y a un an, face à «un cycle
de l’impunité qui n’a pas cessé» avec la
condamnation du meurtrier du journaliste Jean Hélène.
Amnesty «s’est félicité» de la condamnation du sergent ivoirien Théodore Séri mais a dit regretter que le tribunal militaire ait retenu des «circonstances atténuantes pour un crime provoqué par une campagne de xénophobie et de haine à l’encontre des journalistes ivoiriens ou étrangers». «La condamnation du meurtrier de Jean Hélène ne doit pas nous faire oublier que des centaines d’autres cas d’atteintes graves aux droits humains ont été commises en toute impunité par les deux parties sans qu’aucun responsable de ces actes n’ait été traduit en justice», a précisé Amnesty dans un communiqué. «Le cycle de l’impunité, cause première de la crise ivoirienne, n’a donc pas cessé», a relevé l’organisation basée à Londres. «Et malgré un certain nombre d’avancées dans le processus de réconciliation nationale, des civils continuent d’être victimes d’exactions commises par des éléments armés appartenant à toutes les parties au conflit», a-t-elle poursuivi. «Face à l’impuissance patente de la justice ivoirienne à rétablir l’état de droit en Côte d’Ivoire et face aux engagements répétés mais non tenus des responsables politiques, il est essentiel que soit mise en place au plus vite la commission internationale d’enquête prévue par les accords de Linas-Marcoussis», a affirmé l’organisation. L’organisation a souligné que «lors d’une audience (...) accordée (à Amnesty) en mars 2003, le président Laurent Gbagbo a formellement promis l’ouverture d’enquêtes sur toutes les allégations d’atteintes aux droits humains». Elle a également rappelé que les représentants des Forces nouvelles (ex-rébellion) s’étaient «déclarés prêts à coopérer à une enquête exhaustive sur toutes les exactions commises au cours de ce conflit» lors d’une rencontre en janvier 2003. Mais, a dénoncé Amnesty, «à notre connaissance, rien de tout cela n’a été accompli à ce jour». (afp)
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