N° 287
du 03/02/2004

 

Côte d'Ivoire

Kofi Annan a «bon espoir» que l’ONU enverra une force de paix

Le secrétaire général de l’ONU Kofi Annan a dit le 29 janvier à Bruxelles avoir «bon espoir» que le Conseil de sécurité des Nations unies décidera d’envoyer des forces de paix en Côte d’Ivoire. Il a rappelé avoir transmis récemment un rapport aux pays membres du Conseil de sécurité, dans lequel il suggère «l’envoi de troupes onusiennes» en Côte d’Ivoire.
Kofi Annan a recommandé le 9 janvier la mise en place en Côte d’Ivoire d’une force de maintien de la paix de l’ONU forte de plus de 6.000 hommes.
L’envoi d’une telle force est soutenu notamment par la France, mais les Etats-Unis l’ont jusqu’à présent bloqué en invoquant son coût et leur préférence pour «une solution régionale» n’impliquant pas directement les Nations unies.
Le ministre français des Affaires étrangères, Dominique de Villepin, s’est dit confiant à Abidjan dans le déploiement prochain de troupes des Nations unies en Côte d’Ivoire, conformément à la demande de Kofi Annan.
«Dans les prochaines semaines, des troupes des Nations unies vont se déployer en Côte d’Ivoire, elles prendront le relais des forces ouest-africaines qui ont accompli avec (l’opération militaire française) Licorne un travail remarquable», a déclaré M. de Villepin aux représentants de la communauté française en Côte d’Ivoire, peu après son arrivée à Abidjan pour s’entretenir avec le président Laurent Gbagbo.

Selon l’avant-projet de résolution, il est prévu la mise en place «pour une durée initiale de 12 mois, à compter du 4 avril 2004», de «l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire», l’Unoci, forte de 6.240 hommes.
L’avant-projet prévoit de proroger «jusqu’au 3 avril 2004» l’actuelle mission des Nations unies dans ce pays (Minuci), qui doit arriver à échéance le 4 février.
Il propose aussi de prolonger de «12 mois» à partir du 4 avril, le mandat de la force française Licorne, tout en lui confiant la mission «d’intervenir en soutien aux éléments de l’Unoci en cas de menace pour leur sécurité».

Sommaire COTE D'IVOIRE
Accueil