Moins d’une semaine après
le passage à Bamako du secrétaire général
des Forces Nouvelles, Guillaume Soro, le Mali a semble-t-il choisi
son camp dans la gué guerre qui oppose Soro à Ibrahim
Coulibaly, dit «IB», qui est toujours
sous contrôle judiciaire en France. Une dizaine d’ex-rebelles
ivoiriens ont été arrêtés récemment dans
la ville malienne de Sikasso (380 km au sud de Bamako), inculpés
et placé en détention. Ils ont été mis en examen
«pour avoir foulé illégalement le sol malien, en plus
avec des armes de guerre», selon une source judiciaire de Sikasso.
Ces hommes arrêtés seraient tous des partisans de «IB»
et avaient fui la ville ivoirienne de Korhogo, où un de leur chef,
le sergent Adama Coulibaly, dit
«Adams», lui aussi considéré comme un
bras droit de «IB», avait été tué le 8
février au sortir d’une boîte de nuit de la ville.
Deux autres ex-rebelles - les «sergents» Daouda Koné
et Souleymane Coulibaly - ont été écroués
«pour différents délits» à la maison d’arrêt
de Bamako. Interrogé sur les supposés va-et-vient d’ex-rebelles
ivoiriens de part et d’autre de la frontière, le ministère
malien de la Défense a affirmé, le 3 mars, que le Mali surveillait
«de très près toute arrivée suspecte sur son
territoire». |