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Korhogo, lundi 7 octobre 2002 Afrique Express : Etes-vous inquiet de l'évolution de la situation miliaire ou pas du tout ? Par rapport à cette situation, nous avons toujours dénoncé un fait. Quand on est arbitre, on ne penche pas d'un côté. Aujourd'hui, on (Ndlr : sous-entedu la France) permet à un côté de s'avancer (les troupes gouvernementales) et on défend à un côté de tirer (Ndlr : les troupes rebelles). Une situation désastreuse peut en découler. A. E. : Avez-vous été surpris que le président Gbagbo refuse le Cessez-le-feu, et qu'envisagez-vous pour l'avenir? Nous sommes surpris que quelqu'un qui est aux abois,
subitement, dise qu'il ne signe pas le cessez-le-feu. Ca
oui, nous sommes surpris. A. E. : Vous vous sentez apparemment de taille à résister à l'armée gouvernementale. L'armée gouvernementale ? que ceux qui se cachent derrière l'armée gouvernementale s'en aillent (sous-entendu l'armée française) ! A. E. : La position de la France a semble-t-il un peu changé. Vous avez entendu les propos du ministre des Affaires étrangères qui a demandé au président Gbagbo de négocier. Qu'en pensez-vous ? Ce qui se dit et la réalité, c'est tout autre chose. La preuve, on permet à d'autres d'avancer et nous demande de ne pas tirer. Et toujours en parlant de ressortissants (à protéger). A. E. : Vous condamnez toujours la position française, alors ? Il faut qu'ils essaient d'être partial, d'être un véritable arbitre. A. E. : Sur le plan politique, vous être le représentant du MPCI, ici, à Korhogo, quels sont les objectifs de votre mouvement ? L'objectif de notre mouvement reste clair. Nous voulons
une certaine légalité, pour tous les
Ivoiriens, que ce soit dans l'armée, que ce soit
côté " justice ",que ce soit dans tous les
secteurs d'activité. Nous constatons que ce n'est pas
le cas. A. E. : L'organisation d'une nouvelle élection présidentielle reste toujours votre objectif principal ? Si nous demandons aujourd'hui à Laurent Gbagbo de s'en aller, c'est parce que nous volons, nous pouvons organiser de bonnes élections pour la Côte d'Ivoire. A. E. : Si d'aventure vous n'arrivez pas à aller jusqu'à Abidjan, qu'est-ce que vous envisagez pour l'avenir ? On ne laissera pluss une partie de la Côte d'Ivoire. Vous avez remarqué qu'on a déclaré Korhogo et Bouaké " zones de guerre ". C'est à dire que d'un moment à l'autre on (Ndlr : les troupes gouvernementales) peut venir tuer les gens de ces régions. C'est ce que ça veut dire. A partir du moment où on n'a pas de considération pour les gens de ces régions, nous sommes là. Nous les attendons. A. E. : Vous êtes prêts à résister ? Nous sommes prêts. Nous les attendons. Tout à l'heure, vous allez voir les colonnes de véhicules qui vont partir vers Bouaké. A. E. : Est-ce que la population civile vous renforce ? Est-ce que les jeunes viennent s'enrôler dans vos troupes ? Quand on se sent menacé ! Ils seront obligés puisque de l'autre côté, les hommes politiques louent des cars, donnent des cars à des innocents pour venir dans des zones de combats. Comprenez que l'objectif du gouvernement actuel n'est pas de protéger ces populations. Nous allons nous mettre tous dans cette logique-là. R-J Lique, à korhogo | ||||
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