N° 288
du 17/02/2004

Gambie

Vives critiques de la CISL
La Gambie viole les «normes fondamentales du travail», a accusé le 5/02 la Confédération internationale des syndicats libres (CISL), en déplorant également l’appel massif au travail des enfants et leur exploitation sexuelle.
Dans un rapport, la CISL, basée à Bruxelles, évoque des «restrictions juridiques au droit de se syndiquer et même l’interdiction pour les fonctionnaires de faire valoir ce droit» et de faire grève. «Plus de la moitié de la population active travaille dans l’économie informelle, privant ainsi les travailleurs des protections indispensables», constate la CISL, dont le rapport dénonce aussi les discriminations à l’égard des femmes, «au niveau de l’éducation et de l’emploi».
La Gambie, poursuit le texte, «fait beaucoup appel au travail des enfants». En 2000, précise-t-il, «quelque 49.000 enfants de 10 à 14 ans travaillaient, ce qui représente 33,83% des enfants de cette tranche d’âge».
De plus, affirme encore la CISL, «la Gambie est un pays d’origine et de destination de femmes et d’enfants victimes de la traite d’êtres humains et d’exploitation sexuelle». Des rapports «font état d’exploitation sexuelle d’enfants dans le secteur du tourisme», précise la confédération, en appelant le gouvernement gambien à prendre des mesures pour remédier à ces problèmes.
La CISL, première organisation syndicale mondiale, affirme représenter 158 millions de travailleurs et 231 organisations affiliées dans 150 pays.

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