- Le Parti démocratique uni (UDP, opposition) de Gambie a condamné à Banjul larrestation le 21/11 de son leader Usainou Darboe ainsi que trois autres membres de la formation, son adjoint Yahya Jallow et le président des jeunesses de lUDP, Momodou Nyassi et un militant, Lang Marone.
Pour Ebou Manneh, secrétaire administratif de lUDP, et Mme Mariam Jack, lavocate du parti, ces arrestations sont une manière de détourner lattention de la masse des grands problèmes auxquels le pays fait face avec la hausse des prix des denrées de première nécessité.
LUDP sinquiète surtout du sort de M. Nyassi, qui selon Mme Jack, ne serait pas dans les locaux de la police à Banjul. Aucune raison officielle na encore été avancée pour expliquer ces arrestations.
M. Darboe ainsi que plusieurs autres militants de lUDP, avaient été inculpés pour la mort dun militant du parti au pouvoir, lAlliance patriotique pour la réorientation et la construction (APRC), tué en juin 2000 lors dune tournée de lUDP à lintérieur du pays.
Selon leur parti, leur arrestation fait suite à la levée par la cour dappel de la mesure de liberté provisoire dont ils avaient jusquà présent bénéficié. Les responsables de lUDP ne sexpliquaient pas en revanche vendredi soir larrestation de M. Jallow, qui navait pas été mis en cause dans cette affaire.
Sans doute dans le cadre de cette affaire, le ministère gambien de la Justice a annoncé que les autorités judiciaires ne vont plus accorder la liberté sous caution aux prévenus inculpés de meurtre ou dautres crimes graves. Cette décision, justifiée par la recrudescence des crimes à mains armées, vise à protéger les citoyens et à réduire les risques de voir se développer une justice populaire, a affirmé le ministère dans un communiqué remis à la presse.
Le code pénal a été amendé en début dannée, a encore expliqué le ministère, précisant quaucun inculpé ayant commis un crime passible de la peine de mort ou de la prison à vie ne saurait désormais prétendre à la liberté sous caution.
Le 25 novembre, les forces de sécurité ont quadrillé Banjul, empêchant les manifestations prévues contre la détention des responsables de lUDP. Certains responsables de lUDP avaient prévu dorganiser des manifestations pour exiger la libération de leurs leaders, sest justifié le chef détat-major des Forces armées gambiennes, le colonel Baboucar Jata.
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