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| La Rencontre africaine pour la défense
des droits de l’Homme (Raddho,
basée à Dakar) a dénoncé le 31/12 dans deux
communiqués une «chasse aux sorcières» en Gambie
où, selon elle, 2003 a été «une année
sombre pour les droits de l’Homme». Dans un premier texte, la Raddho affirme qu’une «série d’actes visant à créer l’intimidation et la terreur dans le camp de l’opposition ont été perpétrés» dans ce pays. En 2003, «les droits humains et les libertés fondamentales consacrés par la Constitution gambienne ont été violés de façon flagrante», ajoute l’ONG, en assurant avoir été «saisie de plusieurs cas d’arrestations arbitraires et d’atteintes à l’intégrité physique exercées par les services secrets gambiens et des hommes en uniforme, militaires comme policiers». Elle déclare condamner «avec la dernière énergie» ces violations des droits humains, et «demande à l’Etat gambien d’honorer ses engagements». Dans un second communiqué, la Raddho affirme déplorer «le dernier développement de la situation» dans le pays, avec l’arrestation récente de plusieurs hommes politiques dont des députés par les services secrets «en dehors des règles prévues par la loi». Parmi les interpellés, pour la plupart membres du parti au pouvoir (Alliance patriotique pour la réorientation et la construction, APRC), figure Baba Jobe.
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