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Alpha
Condé
En 1970, alors qu'il vivait en France, Alpha Condé
avait déjà été condamné
à mort par contumace par le régime de
Sékou Touré, qui l'accusait d'être un
des instigateurs du débarquement de mercenaires
à Conakry.
Déjà dans l'opposition, il animait alors
depuis son exil en France plusieurs mouvements de
Guinéens opposés au régime de
Sékou Touré.
Sékou Touré mort en 1984, un coup d'Etat
militaire porte le général Lansana
Conté à la tête du pays.
Alpha Condé crée en 1988 le Rassemblement du
Peuple de Guinée (RPG), rentre au pays en 1991 et se
présente à la présidentielle de 1993
qu'il perd face à Lansana Conté, à
l'occasion d'un scrutin déjà très
contesté.
Elu député en 1995, il a été
de nouveau candidat à l'élection
présidentielle du 14 décembre 1998. Il sera
arrêté avant la proclamation des
résultats à Piné (sud) où il
s'était rendu, selon lui, pour remercier ses
partisans pour leur soutien.
Universitaire, Alpha Condé fut, dans les
années 60, dirigeant de la Fédération
des étudiants d'Afrique noire en France (FEANF),
considérée à l'époque comme le
vivier des futurs cadres politiques du continent.
Il est diplômé de l'Institut d'études
politiques ("Sciences po") de Paris et docteur d'Etat en
droit. Il a enseigné le droit à la Sorbonne,
avant de se lancer dans les affaires, mettant à
profit le réseau d'amitiés qu'il a
tissé dans la capitale française et dans les
principales capitales africaines.
De nombreux comités de soutien ont été
créés en Afrique et dans le monde au lendemain
de son arrestation pour exiger sa libération
immédiate.
D'ethnie malinké, il est né à
Boké en Haute Guinée, dans une région
dont les habitants sont réputés pour leur sens
des affaires et du commerce. Marié, il est
père d'un fils unique.
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