- Depuis deux semaines, les élèves des
lycées et collèges et les étudiants
des grandes écoles de la capitale, dont
l'université de Conakry, protestent les uns contre
la pléthore d'élèves dans les salles
de classe, les autres pour une majoration de leur bourse
universitaire.
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- Un adolescent a
été tué et plusieurs blessés
le 03/12/2001 dans des affrontements entre forces de
l'ordre et lycéens à Koundara, à 500
km au nord de Conakry. Ce même jour, d'autres
affrontements ont opposé les forces de l'ordre
à des étudiants de l'Université de
Conakry, faisant au moins 7 blessés légers.
- Dans le premier cas, les élèves
manifestaient pour obtenir des enseignants
supplémentaires, dans le second pour
réclamer une augmentation de leurs bourses.
- A Koundara, les jeunes s'en sont pris à la
résidence du préfet, auquel ils
reprochaient de ne pas avoir tenu ses promesses et de ne
pas avoir obtenu l'affectation de professeurs
supplémentaires dans leur établissement.
- Les lycéens ont pris d'assaut le domicile du
préfet, qu'ils ont saccagé, obligeant sa
famille à se réfugier dans un commissariat
de police.
- Des renforts militaires ont été
acheminés depuis Boké (300 km au nord de
Conakry) pour rétablir l'ordre à Koundara,
où le calme est revenu.
- Les circonstances exactes dans lesquelles un jeune a
été tué n'ont pas été
précisées.
- A Conakry, les étudiants de
l'université se sont heurtés aux forces de
l'ordre, alors qu'ils manifestaient pour réclamer
une majoration de leur bourse universitaire de 60.000
francs guinéens (30.000 FCFA, soit 45 euros)
à 80.000 GNF (40.000 FCFA, soit 60 euros).
- Sept personnes, dont un photographe de presse, ont
été légèrement
blessées.
- Le groupe de presse privé guinéen "Le
Lynx-La Lance" a porté plainte contre un policier
pour "coups et blessures volontaires" sur son
photographe.
- La plainte est accompagnée de la photo de
l'officier de police incriminé, le
sous-lieutenant Amadou Camara, commandant de la
brigade spéciale de protection et d'intervention
(BSPI) de la sûreté de Conakry. Celui-ci
avait ordonné, le 4 décembre, à ses
agents de battre le photographe qui couvrait la
grève des étudiants de l'université
de Conakry. Avant de le libérer, le commandant lui
a lancé, toujours selon le "Le Lynx-La Lance", "si
jamais, je vois mon nom ou ma photo dans ton journal, je
t'abattrai".
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- Le 11 décembre, au moins deux personnes ont
été tuées et cinq grièvement
blessées, lors d'une autre manifestation
d'élèves à Mali (ville située
à 480 km au nord de Conakry). Plusieurs centaines
d'élèves du lycée et du
collège de Mali-centre, avaient pris d'assaut la
direction de leur établissement pour protester
aussi contre le manque d'enseignants. Quand un groupe
d'élèves s'est dirigé vers la
direction préfectorale de l'éducation, les
forces de l'ordre, débordées, ont
tiré à balles réelles sur les
manifestants, tuant sur le coup un élève et
un maçon, et blessant plusieurs
élèves ainsi que des passants.
- Les blessés ont été
évacué vers le Centre hospitalier de
Labé, à 400 km au nord de Conakry.
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- Ce même 11 décembre, les forces de
l'ordre ont violemment réprimé une
manifestation de lycéens dans la banlieue nord de
Conakry et procédé à plusieurs
arrestations. Les élèves du lycée de
Kipé protestaient contre les sureffectifs et par
solidarité avec les étudiants. Au moins 15
élèves ont été emmenés
dans une fourgonnette de la police, après avoir
été battus à coups de crosse et de
matraque et traînés par terre.
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- Une vingtaine d'étudiants sont détenus
depuis dans les locaux de la sûreté de
Conakry, accusés d'être les cerveaux de la
contestation qui prend de plus en plus d'ampleur à
Conakry et dans certaines villes de province. Certains de
leurs camarades affirment qu'ils sont
régulièrement battus.
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