- La commission nationale
de révision des listes électorales qui a
clos ses travaux le 27/03/2002 en vue des prochaines
législatives, a provoqué la grogne de
certains partis d'opposition. La révision des
listes, qui avait débuté le 25
février, ne sera pas prolongée,
contrairement au souhait de certains partis. Les
élections législatives sont
théoriquement prévues avant la fin du mois
de juin prochain.
- Dans le cadre de la préparation de ces
élections, déjà plusieurs fois
reportées, des réunions de concertation
entre les partis politiques et l'administration sont
organisées à Conakry. Certains partis
d'opposition, dont l'Union des forces
républicaines (UFR) de l'ex-Premier
ministre Sidya Touré et le Rassemblement du
peuple de Guinée (RPG) d'Alpha Condé,
ont suspendu leur participation à ces
concertations.
- "Nous n'allons pas jouer au faire valoir (...)
à ces élections, nous nous sommes
retirés parce que cette concertation ne nous
mène nulle part", a expliqué Sidya
Touré.
- L'ancien Premier ministre a demandé que les
interlocuteurs de l'opposition ne soient pas des
fonctionnaires et des partis politiques, mais le
gouvernement, "avec la caution du président"
Lansana Conté et de préférence avec
un ou plusieurs "facilitateurs".
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- Bientôt la guerre sainte ?
- L'opposition implore Dieu pour des
élections transparentes
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- Les députés de l'opposition ont
imploré le 26 mars le "tout puissant Allah pour
qu'enfin il y ait des élections libres et
transparentes en Guinée". A l'occasion du passage
de Moussa Solano, ministre de l'Administration
du territoire devant les députés en
session budgétaire, ceux-ci ont souhaité
que "le tout puissant Allah guide les pas du ministre".
- S'adressant au ministre qui a effectué cette
année le pèlerinage aux lieux saints de
l'islam, N'fally Camara du RPG a souhaité
qu'il "organise enfin des élections acceptables
par tous". D'autres ont supplié M. Solano à
ne pas trahir le serment qu'il a pris en se rendant
à la Mecque.
- Quand on a fait "le pèlerinage à la
Mecque, on ne doit plus faire n'importe quoi", a
renchéri Thierno Ousmane Diallo de
l'Union pour le progrès et le renouveau
(UPR) alors que Mamadou Ba du même
parti, ajoutait que M. Solano "n'a plus le droit de
falsifier des chiffres, sinon c'est le châtiment
divin".
- Les députés ont également
demandé au ministre de rappeler ses hommes sur le
terrain à l'ordre, notamment les préfets et
sous-préfets qui disent-ils, "intimident,
terrorisent, pillent les populations rurales pour le seul
bénéfice du Parti de l'unité et du
progrès (PUP au pouvoir)".
- Ils ont dénoncé en particulier, les
agissements des préfets Moussa Mara de
Télémélé (200 km au nord de
Conakry), ancien responsable d'un parti d'opposition et
Nounké Diallo de Mandiana (extrême
est du pays) "qui arrêtent, fouettent,
emprisonnent" dans l'impunité les militants de
l'opposition.
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