N° 286
du 20/01/2004

Guinée


L’OGDH dénonce plusieurs violations de la loi lors de la présidentielle

La présidentielle du 21 décembre a été l’occasion pour le gouvernement de «violer gravement et en série» les textes de lois, a estimé l’Organisation guinéenne de défense des droits de l’homme et du citoyen (OGDH).
Parmi ces cas de violation de la loi, figurent «le démarrage de la campagne électorale du PUP (parti de l’unité et du progrès - au pouvoir), une année avant la date officielle prévue par la loi», alors que les autres partis ne pouvaient organiser aucune manifestation publique. L’organisation cite le cas de l’ex-premier ministre devenu opposant, Sidya Touré, président de l’Union des forces républicaines (UFR, opposition) qui a été interpellé en juillet pour avoir organisé un meeting près de l’aéroport de Conakry, ainsi que «le bourrage des urnes, le manque d’isoloirs (...), les votes multiples»...
Selon l’OGDH, l’élection a été marquée par «la participation obligatoire» des cadres de l’administration en faveur du président-candidat, l’utilisation des moyens de l’Etat par le parti au pouvoir, faits interdits et sanctionnés par le code électoral.
«Le dialogue national qui devrait créer les conditions d’une élection libre, juste et transparente, a échoué faute de volonté politique», a déploré l’OGDH qui a souligné aussi que «les partenaires étrangers (...) boudent le régime pour cause de mauvaise gouvernance».


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