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La présidentielle du
21 décembre a été l’occasion pour le gouvernement
de «violer gravement et en série» les textes de lois,
a estimé l’Organisation guinéenne de défense
des droits de l’homme et du citoyen (OGDH).
Parmi ces cas de violation de la loi, figurent «le démarrage
de la campagne électorale du PUP (parti
de l’unité et du progrès - au pouvoir), une
année avant la date officielle prévue par la loi»,
alors que les autres partis ne pouvaient organiser aucune manifestation
publique. L’organisation cite le cas de l’ex-premier ministre
devenu opposant, Sidya Touré, président
de l’Union des forces républicaines (UFR,
opposition) qui a été interpellé en juillet pour
avoir organisé un meeting près de l’aéroport
de Conakry, ainsi que «le bourrage des urnes, le manque d’isoloirs
(...), les votes multiples»...
Selon l’OGDH, l’élection a été marquée
par «la participation obligatoire» des cadres de l’administration
en faveur du président-candidat, l’utilisation des moyens
de l’Etat par le parti au pouvoir, faits interdits et sanctionnés
par le code électoral.
«Le dialogue national qui devrait créer les conditions d’une
élection libre, juste et transparente, a échoué faute
de volonté politique», a déploré l’OGDH
qui a souligné aussi que «les partenaires étrangers
(...) boudent le régime pour cause de mauvaise gouvernance».
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