N° 243
du 18/01/2002

Libéria


Une association catholique de droits de l'Homme s'inquiète

La Commission Justice et Paix (CJP) de l'église catholique libérienne a dénoncé le 10/01/2002 de graves violations des Droits de l'Homme au Liberia. Dans son rapport annuel 2001 sur la situation du pays, la CJP dénonce "les atrocités commises par le personnel des services de sécurité, souvent sans sanction, contre les populations civiles dépassent la somme totale de toutes les autres violations des droits de l'Homme", citant à plusieurs reprises l'unité anti-terroriste, un groupe d'élite rattaché à la présidence et commandé par un fils du président Charles Taylor.
Pour 2001, "les performances des services judiciaires, comme des autres administrations laissent plus qu'à désirer", estime la CPJ dans son rapport, évoquant de nombreuses détentions prolongées.
L'organisation note enfin que les biens de première nécessité comme l'électricité et l'eau ne sont toujours pas rétablis dans la capitale et que les autorités n'ont rien fait pour redresser une économie vacillante.
Le gouvernement a jugé "mensonger et biaisé" ce rapport : "La CJP a passé son temps à collecter l'an passé des données infondées qu'elle a compilées pour ce rapport", a déclaré le ministre libérien de l'Information, Reginald Goodridge. "La CJP et les autres organisations de défense des droits de l'Homme dans le pays doivent plutôt condamner les rebelles du LURD pour les atrocités qu'ils commettent dans le comté de Lofa (nord)", a estimé M. Goodridge, accusant l'association catholique de partialité.
Il a également appelé ces organisations à dénoncer les violations commises à l'encontre des réfugiés libériens installés dans les pays voisins.


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