- La Commission Justice et
Paix (CJP) de l'église catholique
libérienne a dénoncé le 10/01/2002
de graves violations des Droits de l'Homme au Liberia.
Dans son rapport annuel 2001 sur la situation du pays, la
CJP dénonce "les atrocités commises par le
personnel des services de sécurité, souvent
sans sanction, contre les populations civiles
dépassent la somme totale de toutes les autres
violations des droits de l'Homme", citant à
plusieurs reprises l'unité anti-terroriste,
un groupe d'élite rattaché à la
présidence et commandé par un fils du
président Charles Taylor.
- Pour 2001, "les performances des services
judiciaires, comme des autres administrations laissent
plus qu'à désirer", estime la CPJ dans son
rapport, évoquant de nombreuses détentions
prolongées.
- L'organisation note enfin que les biens de
première nécessité comme
l'électricité et l'eau ne sont toujours pas
rétablis dans la capitale et que les
autorités n'ont rien fait pour redresser une
économie vacillante.
- Le gouvernement a jugé "mensonger et
biaisé" ce rapport : "La CJP a passé son
temps à collecter l'an passé des
données infondées qu'elle a
compilées pour ce rapport", a
déclaré le ministre libérien de
l'Information, Reginald Goodridge. "La
CJP et les autres organisations de défense des
droits de l'Homme dans le pays doivent plutôt
condamner les rebelles du LURD pour les atrocités
qu'ils commettent dans le comté de Lofa (nord)", a
estimé M. Goodridge, accusant l'association
catholique de partialité.
- Il a également appelé ces organisations
à dénoncer les violations commises à
l'encontre des réfugiés libériens
installés dans les pays voisins.
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