- Les autorités du
Liberia ont jugé "biaisé et
spéculatif" le dernier rapport d'Amnesty
International, faisant état d'une aggravation des
violations des droits de l'Homme depuis l'instauration de
l'état d'urgence le 8 février.
- Dans un communiqué, le gouvernement a
accusé Amnesty d'être partisane et de
soutenir le mouvement dissident des Libériens
unis pour la réconciliation et la
démocratie (LURD, rébellion).
- "Ce rapport est basé sur des on-dit, manque de
preuves et montre le dédain pour les citoyens
ordinaires victimes des meurtres des terroristes du
LURD", estime le gouvernement.
- "En ignorant les atrocités commises par les
terroristes du LURD et en pointant un doigt accusateur
vers le gouvernement libérien, Amnesty
International se comporte comme un collaborateur des
dissidents", estiment encore les autorités du
Liberia.
- "Le gouvernement est fier de la manière dont a
été mené l'état d'urgence
alors qu'aucun opposant n'est en prison, que le
couvre-feu n'a pas été imposé, les
radios et les journaux n'ont pas été
fermés et les libertés fondamentales des
citoyens libériens ne sont pas affectés",
ajoute le communiqué qui nie toute violation.
- Dans son rapport, Amnesty International a
exprimé ses "craintes que l'état d'urgence
imposé au Liberia le 8 février soit
utilisé pour couvrir davantage de violations des
droits de l'Homme et pour limiter la liberté
d'expression".
- Ce rapport met en évidence "l'augmentation des
violations, y compris les tortures et les viols, commises
par les forces de sécurité pour lutter
contre les dissidents" du LURD et dénonce des
recrutements forcés d'enfants.
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