N° 248
du 18/04/2002

Libéria


Le gouvernement rejette les accusations d'Amnesty

Les autorités du Liberia ont jugé "biaisé et spéculatif" le dernier rapport d'Amnesty International, faisant état d'une aggravation des violations des droits de l'Homme depuis l'instauration de l'état d'urgence le 8 février.
Dans un communiqué, le gouvernement a accusé Amnesty d'être partisane et de soutenir le mouvement dissident des Libériens unis pour la réconciliation et la démocratie (LURD, rébellion).
"Ce rapport est basé sur des on-dit, manque de preuves et montre le dédain pour les citoyens ordinaires victimes des meurtres des terroristes du LURD", estime le gouvernement.
"En ignorant les atrocités commises par les terroristes du LURD et en pointant un doigt accusateur vers le gouvernement libérien, Amnesty International se comporte comme un collaborateur des dissidents", estiment encore les autorités du Liberia.
"Le gouvernement est fier de la manière dont a été mené l'état d'urgence alors qu'aucun opposant n'est en prison, que le couvre-feu n'a pas été imposé, les radios et les journaux n'ont pas été fermés et les libertés fondamentales des citoyens libériens ne sont pas affectés", ajoute le communiqué qui nie toute violation.
Dans son rapport, Amnesty International a exprimé ses "craintes que l'état d'urgence imposé au Liberia le 8 février soit utilisé pour couvrir davantage de violations des droits de l'Homme et pour limiter la liberté d'expression".
Ce rapport met en évidence "l'augmentation des violations, y compris les tortures et les viols, commises par les forces de sécurité pour lutter contre les dissidents" du LURD et dénonce des recrutements forcés d'enfants.


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