- Les toutes dernières déclarations de Charles Taylor ne manquent pas détonner alors quil y a peu encore, il jurait à qui voulait lentendre quil ne quitterait pas le pouvoir avant les élections. «Nous examinons en ce moment certains articles de certains accords qui nous lient aux Etats-Unis. Nous croyons quil existe certains protocoles avec les Etats-Unis sur lesquels ce gouvernement peut sappuyer pour faire venir des troupes américaines», a-t-il déclaré à des journalistes, le 28 juin, alors quil était venu inspecter des fortifications en cours de construction sur le pont Saint-Paul, un ouvrage stratégique qui commande lentrée de Monrovia.
Interrogé sur les déclarations du président américain George W. Bush demandant son départ, le président Taylor a répondu : «Le gouvernement libérien a favorablement accueilli ce que le président Bush a dit». «Jai été à lécole, ce quil a dit, cest que jai besoin de partir. Je pense quil tente de trouver une sortie (de crise) et je souhaite aussi aider à ramener la paix au Liberia», a-t-il poursuivi.
«Je pense que ce que faisait le président Bush, cétait me rappeler mes responsabilités envers mon peuple. Nous avons apprécié cette déclaration et nous travaillons maintenant à rendre possible ce départ sans chaos», a-t-il ajouté.
«Nous devons respecter le cessez le feu, nous avons besoin que le dialogue engagé à Accra se poursuive. Nous avons besoin que la communauté internationale agisse le plus vite possible pour envoyer des troupes sur le terrain. Nous recherchons actuellement certaines dispositions dans le traité de la CEDEAO pour que le gouvernement puisse demander une intervention armée» dans le pays, a-t-il poursuivi. Charles Taylor a encore affirmé que son gouvernement était «intéressé par lidée de travailler avec Washington pour résoudre le problème libérien dans le cadre dune promotion de la démocratie». «Je pense quil est important que ce gouvernement démocratiquement élu ne soit pas éjecté de son mandat par un groupe de chiens aux pieds-nus qui veut prendre le pouvoir par les armes», a-t-il ajouté, en référence aux rebelles qui contrôlent 13 des 15 comtés du Liberia, ajoutant quil était prêt «à travailler avec les Etats-Unis dans cette optique».
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