- La condamnation en
France de cinq Maliens à des peines de prison pour
avoir fait exciser leurs filles, n'a provoqué
aucune réaction au Mali, où s'opposent ceux
qui prônent la "simple transposition d'une coutume"
et ceux qui exigent de l'immigré le respect de la
loi française.
- Le 15 mars, cinq Maliens ont été
condamnés en Seine-Saint-Denis à des peines
de prison avec sursis pour avoir fait exciser leurs sept
filles âgées de quelques mois, entre 1985 et
1989. "Nous ne savions pas que c'était interdit,
c'est notre coutume", s'étaient justifiés
les accusés.
- Mme Diarra Afoussatou Thiero, ministre
malienne de la Promotion de la Femme et de l'Enfant,
s'emporte face à une telle défense : "il
serait intolérable que des Maliens continuent
à exciser en France en prétendant ne pas
connaître la loi, tout comme ce n'est plus la peine
que des immigrés envoient leurs filles se faire
exciser au Mali, car ici on combat cette pratique".
- 94% de la population féminine malienne
âgée de 15 à 49 ans a subi cette
mutilation, souvent pratiquée sur des fillettes de
moins de 3 ans et consistant soit en l'excision du
clitoris ou l'ablation totale ou partielle des petites
lèvres.
- Pour Kadidia Sidibé, fondatrice en 1991 de
l'Association malienne pour le suivi et l'orientation des
pratiques traditionnelles (Amsop), "si des
immigrés maliens veulent que leurs enfants aient
la nationalité française, il faut qu'ils
respectent les lois du pays.".
- La condamnation il y a quelques années en
France d'une exciseuse malienne avait soulevé un
tollé au Mali.
- En février 1998, la Cour d'assises de Paris
avait condamné à 8 ans d'emprisonnement
Hawa Gréou, une Malienne de 52 ans, reconnue
coupable d'avoir excisé 48 fillettes. (avec AFP)
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