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Le gouvernement malien a décidé de prendre les mesures qui simposent, deux semaines après la découverte de milliers denfants du Burkina Faso exploités par des maîtres coraniques burkinabè, dans lOffice du Niger, région rizicole du Mali, a indiqué le 03/09 un communiqué officiel.
Parmi ces mesures, figurent ladoption de procédures judiciaires contre les tuteurs et les maîtres coraniques se livrant à lexploitation des enfants, et linterdiction de tout enfant de moins de 15 ans dans les rizières à des fins dexploitation économique.
Selon le même communiqué, des actions de sensibilisation seront intensifiées dans les zones à risque, et des structures communautaires de surveillance de lapplication des décisions seront mises en place.
37 ONG maliennes regroupées au sein de la Coalition malienne des droits de lenfant (COMADE) avaient dénoncé "le silence inexplicable du gouvernement après la découverte denfants burkinabè exploités dans les rizières maliennes.
Début septembre, un ressortissant ivoirien a été arrêté pour trafic denfants maliens vers la Côte dIvoire.
LIvoirien a été arrêté dans la région malienne de Sikasso (380 km de Bamako), avec trois enfants mineurs, à bord dun véhicule venant de la capitale malienne.
L'ONG Mali-Enjeu estime pour sa part que 7.000 à 8.000 enfants maliens travaillent encore dans les exploitations agricoles ivoiriennes bien quait été instaurée en septembre 2000 une Commission mixte ivoiro-malienne, chargée de lutter contre le trafic denfants maliens.
Les objectifs de la commission étaient notamment de lutter contre le trafic, didentifier les sites abritant les enfants maliens et de procéder à leur rapatriement au Mali.
Pour lheure, seul le contrôle plus strict aux frontières officielles a été mis en place.
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