|
L'ancien Premier ministre
malien Ibrahim Boubacar Keita a annoncé le 30
juin à Bamako la création d'un nouveau parti
politique, le Rassemblement pour le Mali (RPM).
M. Keita, qui a démissionné de
l'Alliance pour la démocratie au Mali (ADEMA,
au pouvoir) en octobre 2000, a annoncé la
constitution du RPM lors d'une assemblée
générale constitutive tenue dans la capitale
et regroupant des délégations venues de toutes
les régions du Mali.
La nouvelle formation politique, la 74 ème du
pays, est composée essentiellement de dissidents de
l'ADEMA au pouvoir depuis l'avènement de la
démocratie au Mali en 1992.
M. Keita avait été, pendant six ans,
premier Ministre du Mali et président de l'ADEMA, de
1994 à 2000.
Ayant quitté le gouvernement en février
2000, M. Keita avait dû faire face à une
contestation, au sein de sa propre formation, qui l'obligea
à démissionner.
Après plusieurs mois d'absence du pays, il est
revenu en mai dernier au Mali pour prendre la tête
d'un Mouvement "Alternative 2002", lancé par
ses partisans exclus de l'ADEMA au profit d'un courant des
"Rénovateurs".
Tous les cadres de la direction et les militants du RPM
sont d'ailleurs issus de l'ADEMA. Déjà, 34
députés, partisans de M. Keita, avaient
quitté l'ADEMA et créé un groupe
parlementaire dit des "Indépendants".
Le lancement officiel du RPM s'est déroulé
en présence du président de l'Assemblée
nationale malienne Ali Nouhoun Diallo, pourtant toujours
membre de la direction de l'ADEMA.
Mais sur un plan plus symbolique, la démission de
"papa et maman ADEMA", deux vénérables
vieillards célèbres partout au Mali et qui ont
rejoint la nouvelle formation, constitue un coup
sévère porté au parti au pouvoir.
Ces deux personnes très âgées ont
toujours été comme une sorte de mascotte pour
le parti au pouvoir.
|