- Le président Alpha
Oumar Konaré, a annoncé son intention
de "surseoir" au référendum
prévu le 23 décembre prochain en vue d'une
réforme constitutionnelle au Mali. Rejetant toute
idée de décision "unilatérale et
arbitraire", M. Konaré a admis avoir noté
que "les forces vives ne regardent pas dans la même
direction" au sujet de ce référendum. Il a
toutefois rappelé que les réformes qu'il
envisageait avaient pour but un "meilleur fonctionnement
des institutions".
- Plusieurs partis politiques maliens et le Syndicat
autonome de la magistrature s'étaient
opposés au projet de référendum le
jugeant "inopportun" et certains avaient
déjà appelé à voter non.
- Le projet de réforme constitutionnelle
prévoyait l'amendement de la moitié des 122
articles de la Constitution de 1992.
- Le texte ne remettait pas en cause la durée et
la limite du nombre de mandats présidentiels (2
fois cinq ans), mais comportait un article
controversé qui selon l'opposition accordait
"l'immunité" au président Konaré qui
achèvera son dernier mandat l'an prochain.
- La classe politique a réagi favorablement
à la décision du président de
"surseoir" au référendum. "En
définitive, c'est mieux pour tout le monde. M.
Konaré a vu la tempête venir", a
déclaré Choguel Maïga,
président du Mouvement patriotique pour le
Renouveau, parti qui se réclame de l'ancien
chef de l'Etat Moussa Traoré. L'opposant a
également affirmé qu'il était
"contre" l'article "qui accorde la possibilité
à un bi-national d'être candidat à la
présidence de la République" et contre
l'octroi d'"une pension aux anciens ministres".
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