N° 251
du 18/06/2002

Mali


Formation d’un gouvernement “de mission”
Mohamed Ag Amani, nouveau Premier ministre

Ancien ambassadeur du Mali Rabat et à Bruxelles, Mohamed Ag Amani, a été nommé Premier ministre le 9 juin par le président Amadou Toumani Touré. Le nouveau Premier ministre, 60 ans, est économiste-statisticien de formation. Il fut plusieurs fois ministre (Jeunesse, Tourisme, Sport) sous le régime du général Moussa Traoré. Ag Amani a également été Haut Commissaire de l’Organisation de Mise en valeur du Fleuve Sénégal (OMVS, qui regroupe le Mali, le Sénégal et la Mauritanie). Il avait pris sa retraite après avoir représenté son pays en Belgique.
Cette nomination d’un homme “neutre” se justifie sans doute par le fait que le président n’a pas encore de majorité parlementaire, et qu’il doit se préserver une marge de manœuvre assez large pour l’après législatives qui auront lieu le 14 juillet.

Un autre décret présidentiel a nommé le ministre sortant des Affaires étrangères, Modibo Sidibé, secrétaire général de la présidence de la République avec “rang de ministre”.

Qualifié de gouvernement “de mission” par le Premier ministre, cette première équipe de “l’ère Touré” est composée de 21 membres et les portefeuilles-clé sont détenus par des proches du chef de l’Etat.
Au ministère des Affaires étrangères et des Maliens de l’extérieur, on retrouve M. Lassine Traoré, ancien directeur de campagne du général Amadou Toumani Touré. Deux autres proches du chef de l’Etat malien, le général Kafougouna Koné et le colonel Souleymane Sidibé prennent en mains respectivement le ministère de l’Administration territoriale et des collectivités locales et celui de la Sécurité et de la Protection civile.
Par ailleurs, dans le nouveau gouvernement, outre les partisans du général Amadou Toumani Touré regroupés au sein de la Convention pour l’alternance et le changement (ACC), figurent au moins six représentants des deux autres principaux regroupements politiques maliens.
Il s’agit de l’alliance “Espoir 2002” dirigé par l’ancien premier ministre malien Ibrahim Boubacar Kéita, qui compte une quinzaine de partis politiques, et de l’Alliance pour la république de la démocratie (ARD), composée d’une dizaine de formations politiques proches de l’Alliance pour la démocratie au Mali (ADEMA, ancien parti au pouvoir).


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