N°258
du 04/11/2002

Mali


Un nouveau gouvernement

Le président Amadou Toumani Touré, “sur proposition du Premier ministre Ahmed Mohamed Ag Hamani, a formé un nouveau gouvernement de 28 membres, qualifié par l’entourage du président de “gouvernement d’union nationale”, tous les groupements politiques représentés à l’Assemblée en faisant partie.
La plupart des principaux ministères (Affaires étrangères, Défense, Administration territoriale, Sécurité intérieure) ne changent pas de titulaire par rapport à la précédente équipe. Le département des Finances et de l’Economie a toutefois été confié à Bassari Touré, précédemment fonctionnaire à la Banque mondiale.
Choguel Maïga, ancien candidat à la présidentielle d’avril-mai dernier et président du Mouvement patriotique pour le renouveau (MPR) fait son entrée au poste de ministre de l’Industrie et du Commerce.
Le cinéaste malien Cheick Oumar Sissoko, président du parti de la Solidarité africaine pour le développement et l’indépendance (SADI), détient le portefeuille de la Culture.
Un nouveau poste de ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine, est attribué à Oumar Hamadoun Dicko, président du Parti progressiste soudanais (PSP), dont la formation avait soutenu la candidature d’Amadou Toumani Touré à la présidentielle.
Le fauteuil de ministre de la Communication et des Nouvelles technologies est occupé par Gaoussou Drabo, précédemment directeur du quotidien national L’Essor.

Commentaire : ce gouvernement fait la part belle aux partisans du président Toumani Touré, qui avait pourtant promis de gouverner avec la majorité sortie des urnes. Les “pro-ATT”, comme on les appelle à Bamako, ont obtenu 16 ministères, alors que les deux grandes coalitions politiques qui dominent l’Assemblée nationale, n’ont obtenu que six ministères pour “Espoir-2002” et quatre pour l’ARD.


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