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Au Mali, quand on veut situer
un parti sur l’échiquier politique national, mieux vaut préciser
«au moment où nous mettions sous presse» tant les alliances
sont fragiles et fluctuent au gré de chaque élection.
Donc «au moment où nous mettions sous presse», voici
dans un rapide schéma les principaux partis politiques et les alliances
qu’ils ont forgées au Parlement. La vie politique malienne
tourne pour l’heure autour de quatre pôles majeurs :
Le président de la République,
Amadou Toumani Touré (ATT)
Il a été soutenu à la présidentielle de 2002
par une kyrielle de petits partis et de personnalité indépendantes,
et par un mouvement dénommé le Mouvement des citoyens, qui
se sont tous retrouvés aux législatives pour former la coalition
«Convergence pour l’alternance et le changement» (ACC),
dont l’objectif déclaré était de soutenir l’action
du président de la République nouvellement élu.
On retrouvait dans l’ACC des partis comme le Bloc pour la
démocratie et l’intégration africaine (BDIA)
d’Ibrahim Bocar Bah, le Mouvement pour
l’indépendance, la renaissance et l’intégration
africaine (MIRIA) de l’actuel ministre de l’Education
nationale, Mohamed Lamine Traoré, l’Union
soudanaise-Rassemblement démocratique africain (US-RDA
- parti fondé par Modibo Keita,
père de l’indépendance du Mali, mais qui a éclaté
en diverses tendances), le Parti progressiste soudanais (PSP),
le Parti pour la renaissance nationale (PARENA) de
Tiébilé Dramé ou encore le Parti
écologiste pour l’intégration (PEI).
A l’Assemblée, les partisans «déclarés»
d’ATT se sont regroupés autour d’un groupe parlementaire
dénommé «Bloc présidentiel» (BP). Au
départ, ce sont 11 députés de la Convergence pour
l’alternance et le changement (ACC) et de huit députés
indépendants qui ont formé ce groupe parlementaire «BP».
Ils ont été rejoints depuis par d’autres députés.
L’Alliance pour la démocratie au
Mali - Parti Africain pour la Solidarité et la Justice (Adéma-
PASJ)
L’ADEMA, parti de l’ancien président
Alpha Oumar Konaré, a finalement bien résisté
à l’arrivée sur la scène politique de Toumani
Touré et aux multiples fractures qu’il a
subies ces dernières années.
Son président actuel est Dioncounda Traoré,
mais l’on s’accorde à penser que l’homme qui
tire les ficelles du parti est son premier vice-président Boubey
Maïga Soumeyilou.
Après une période difficile, l’ADEMA a récupéré
dans ses rangs en novembre 2003 quelques personnalités importantes
qui l’avaient quitté pour rejoindre le RPM d’IBK et
le MIRIA de Lamine Traoré. Parmi ces personnalités
qui ont renoué avec l’ADEMA, il y avait par exemple le
professeur Boubacar Sall, qui était le 1er vice président
du RPM ou encore le professeur Mahamadoun Dicko, qui était le 2ème
vice-président du MIRIA.
La coalition «Espoir 2002»
Cette coalition a été forgée pour la présidentielle
et les législatives de 2002 par entre autres :
le Rassemblement pour le Mali (RPM) du président
de l’Assemblée, Ibrahim Boubakar Keita (IBK).
le Congrès national d’initiative démocratique
(CNID) de Me Mountaga Tall.
Le Mouvement patriotique pour le renouveau (MPR) de Choguel
Maïga.
Le groupe parlementaire URD-UDD
Ce groupe s’est forgé autour de l’Union pour
la république et la démocratie (URD), parti créé
en juin 2003 par les partisans de Soumaïla Cissé qui a quitté
l’ADEMA dont il avait été le candidat à la
présidentielle de 2002. C’est Younoussi Touré, ancien
Premier ministre, qui préside l’URD depuis sa création,
mais tout le monde sait que c’est Soumaïla Cissé qui
tire les ficelles de ce parti. Soumaïla Cissé s’est
d’ailleurs mis en retrait de la vie politique locale, en se faisant
nommer commissaire à l’UEMOA, mais c’est sans doute
pour attendre son heure pour la présidentielle de 2012.
En juillet 2003, 15 députés de l’ADEMA, un député
du RPM d’IBK, et un autre de l’Union pour la démocratie
et le développement (UDD, de Moussa Balla Coulibaly) ont rejoint
le groupe parlementaire de l’URD et c’est à ce moment
que ce groupe parlementaire a pris la dénomination «URD-UDD».
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