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Une information judiciaire a été ouverte par le procureur de Clermont-Ferrand (centre de la France) à la suite dune plainte dun Français dorigine mauritanienne, Mohamed Baba, qui accuse la police de Mauritanie dactes de torture, a annoncé la Fédération internationale des Ligues des droits de lHomme (FIDH).
Nous nous félicitons de louverture rapide de cette information judiciaire contre X pour crimes de torture et actes de barbarie aggravés. Cela indique que le procureur a estimé quil y avait des éléments très sérieux et convaincants dans la plainte de M. Baba, a indiqué lavocat de la FIDH, Maître Patrick Baudoin.
La plainte a été déposée le 3 juin à Clermont-Ferrand, où réside M. Baba.
Selon la FIDH cette plainte vise divers membres et hauts responsables de la direction de la sûreté de lEtat mauritanien, ainsi que le ministre de lIntérieur et toute personne qui aurait participé aux faits incriminés.
M. Baba a été interpellé le 12 avril, au lendemain de son arrivée en Mauritanie où il était venu rendre visite à sa famille, et il a été emmené à la direction de la Sûreté de lEtat à Nouakchott, selon un la FIDH.
Au cours de linterrogatoire (...) les autorités mauritaniennes ont tenté détablir un lien entre lui et un mouvement dopposition non reconnu. M. Baba, préalablement débarrassé de ses vêtements, sera soumis jour après jour à diverses techniques de torture, avant dêtre relâché le 21 avril après neuf jours de détention arbitraire, de tortures physiques atroces et de pressions psychologiques, affirme encore la FIDH.
La police mauritanienne a dénoncé le caractère douteux de la plainte de M. Baba.
Dans un communiqué émanant de la sûreté dEtat, le commissaire principal Deddahy Ould Mohamed, nommément cité dans cette plainte, estime étonnant que le plaignant ait attendu le début du mois de juin pour porter plainte pour des faits qui remontent à avril dernier.
Selon M. Deddahy, M. Baba est entré au pays clandestinement (sans visa), en tant que chef dune organisation subversive mauritanienne, dans le but dorganiser des troubles dans son pays, allusion à lorganisation clandestine Conscience et Résistance (CR), interdite par le gouvernement.
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