- Tous les partis
d'opposition et quelques organisations de défense
des droits de l'Homme de Mauritanie ont
dénoncé le 8 avril à Nouakchott "le
maintien en détention arbitraire" de l'opposant
Chbih ould Cheikh Malaïnine en prison depuis
un an.
- M. Malaïnine, président du Front
populaire (FP), avait été
arrêté le 8 avril 2001 et condamné en
juin à cinq ans de prison pour association de
malfaiteurs. Il avait été accusé
d'avoir préparé des opérations de
sabotage et de terrorisme pour prendre le pouvoir, ce
qu'il a toujours nié.
- Le maintien en prison de Chbih ould Cheikh
Malaïnine est un "acte contraire à la
démocratie et aux libertés individuelles et
collectives garanties par la constitution mauritanienne",
ont indiqué les dirigeants de ces formations
politiques et de défense des droits de l'Homme,
lors d'une "journée de solidarité"
organisée par le Front populaire pour rappeler
"les 365 jours de détention" de son
président à Aioun (850 km à l'est de
Nouakchott).
- Ces leaders, parmi lesquels figuraient des
responsables d'Action pour le changement
(AC, officiellement dissout), du Rassemblement
des forces démocratiques (RFD d'Ahmed
ould Daddah), de l'Alliance populaire progressiste
(APP, d'obédience nassériste), de
l'Union des forces du progrès (UFP),
ont demandé une "libération
immédiate et sans condition" pour Chbih ould
Cheikh Malaïnine, accusant le pouvoir "d'adopter les
mêmes méthodes de bannissement et
d'incarcération que les Etats-Unis et leur
allié israélien".
- Les dirigeants ont par ailleurs affirmé la
"nécessité de faire face au rapprochement
spectaculaire" de la Mauritanie avec Israël qui,
selon eux, "continue de perpétrer des crimes
odieux contre le peuple palestinien en quête de son
indépendance et de sa liberté".
- Dans un communiqué, la Rencontre africaine
pour la défense des droits de l'Homme
(RADDHO), organisation basée à Dakar, a
également demandé "la libération
immédiate et sans condition" de Chbih ould Cheikh
Malaïnine, estimant que "les faits qui lui
étaient imputés n'ont jamais
été prouvés devant la justice".
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