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L'opposant mauritanien
Mohamed Lemine Shbih ould Cheikh Malaïnine,
arrêté le 8 avril, a été
inculpé d'"association de malfaiteurs" et
déféré au parquet. Deux autres
personnes, Moktar ould Haïbetna et Bouha ould
El Hassen, ont été
déférées avec lui pour le même
chef d'inculpation.
Les quatre prévenus seront entendus par un juge
d'instruction sur des actes de "sabotage et de terrorisme"
qu'ils voulaient commettre le 15 avril, et visant notamment
des "points sensibles" de la capitale, selon la justice.
Ould Cheick Malaïnine, président du Front
populaire (FP), aurait admis devant (et selon) la police
qu'il envisageait avec son groupe des "actions
d'éclat" contre des édifices publics et des
stations d'essence et se préparait "à prendre
le pouvoir" par la force. Conséquence, le
gouvernement a estimé "légale et
justifiée", son arrestation, alors que plusieurs
organisations et partis l'ont vivement
dénoncée. La Fédération
internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH) a
adressé une "lettre ouverte" au président
Maouya ould Taya, estimant que ces arrestations sont "un
signe extrêmement inquiétant de tentative de
museler" la liberté d'expression en Mauritanie.
"Plusieurs partis et sensibilités politiques exigent
l'abandon de toutes les procédures engagées
contre le président du Front populaire, le respect de
son intégrité physique et morale et sa
libération immédiate", a déclaré
de son côté Mohamed Fadel ould Sidiya,
porte-parole du FP.
"Nous réaffirmons notre volonté
inébranlable de poursuivre nos objectifs de
façon pacifique et dans le respect de la
légalité républicaine", a-t-il
ajouté, en mettant le pouvoir en garde contre ce
qu'il a qualifié de "persistance des tensions
sciemment entretenues" et d'"escalade de la confrontation".
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