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Le ministère de
l'intérieur a reçu 551 listes de candidats
pour les prochaines élections municipales qui se
dérouleront dans les 216 communes du pays.
A la date limite fixée pour le dépôt des
listes, douze partis politiques et huit coalitions de partis
ont présenté leurs listes.
Au nombre de listes, le Parti républicain
démocratique et social (PRDS, au pouvoir) arrive
en tête avec 216 listes, suivi de deux partis de la
mouvance présidentielle: l'Union pour la
démocratie et le progrès (UDP, 89
listes) et le Rassemblement pour la démocratie et
l'unité (RDU, 72 listes).
Au sein de l'opposition, le plus grand nombre de listes est
présenté par le Rassemblement des forces
démocratiques (RFD, "radical") avec 49 listes et
l'Union des Forces du progrès (UFP,
modérée) qui présente 37 listes.
Parmi les candidats du PRDS figurent plusieurs ministres et
cinquante femmes, dont deux sont têtes de listes.
L'opposition n'a pas encore dévoilé sa
stratégie pour ces consultations qu'elle souhaitait
voir reporter.
Plus de 3.000 candidats sont engagés dans la
compétition.
Seul le PRDS présente des candidats dans toutes les
circonscriptions électorales.
Le vote aura lieu le 19 octobre prochain en même temps
que des législatives sur des listes
séparées.
L'Alliance populaire progressiste (APP, opposition)
a décidé de boycotter les municipales et
les législatives. Selon le Secrétaire
général de l'APP, Mohamed Hafed Ould
Ismaël, cette décision a été
prise en raison du refus du gouvernement de reporter les
scrutins, demande formulée par une dizaine de partis
d'opposition, a-t-il précisé.
M. Ould Ismaël a accusé le pouvoir de
"s'entêter à gérer
unilatéralement le processus démocratique, de
refuser tout dialogue avec l'opposition sur l'avenir du pays
et de n'offrir aucune garantie sérieuse pour la
transparence des élections futures".
Réunis le 16 août, les partis d'opposition
n'avaient pas réussi à se mettre d'accord pour
boycotter les élections et avaient
décidé de laisser à chaque parti sa
liberté de choix.
L'Action pour le changement (AC - opposition)
participera aussi aux scrutins.
Le Front populaire (FP), dont le président
Chbih Ould Cheikh Malaïnine purge une peine de
cinq ans de prison, a expliqué qu'il participait
à l'élection pour saisir l'opportunité
que lui offre la campagne électorale pour "mettre
à nu les politiques chaotiques du régime" et
"amplifier la campagne pour la libération" de son
dirigeant. Ould Malaïnine et deux co-accusés,
ont été condamnés le 14 juin dernier
à cinq ans de prison par la Cour criminelle
d'Aïoun (850 km de Nouakchott) pour "association de
malfaiteurs en vue de commettre des actes de sabotage et de
terrorisme" en Mauritanie.
Pour sa part, le Front Démocratique pour le
Salut et la Lutte contre la Normalisation avec
Israël qui comprend des partis politiques, des
courants de pensée et des hommes politiques
indépendants, a publié un communiqué
appelant au boycott.
Il exige avant toute participation aux élections la
tenue d'un congrès de réconciliation
nationale, la "libération des détenus
politiques", l'annulation des décisions de
dissolution qui frappe deux partis politiques et la rupture
des relations avec "l'ennemi sioniste".
La Mauritanie compte 29 partis politiques "légaux".
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