- Le second tour des
élections législatives et municipales a
permis au PRDS (au pouvoir) de confirmer son
hégémonie sur la vie politique
mauritanienne au niveau de l'Assemblée nationale
et des communes, selon les résultats
définitifs publiés le 27 octobre par le
ministère de l'Intérieur.
- Le PRDS (Parti républicain
démocratique et social) a en effet
remporté 10 des 13 sièges à pouvoir
au second tour des législatives du 26 octobre,
portant ainsi le nombre de ses élus à 64
sur les 81 sièges à l'Assemblée
nationale.
- Le parti au pouvoir avait obtenu 56 sièges au
premier tour, dont 5 grâce à une coalition
avec deux partis de la mouvance présidentielle.
- Selon les résultats, l'Union des Forces de
Progrès (UFP, opposition) a
gagné deux sièges supplémentaires au
second tour et le Rassemblement pour la
démocratie et l'Unité (mouvance
présidentielle), un siège.
- Au total, l'opposition va faire son entrée
à l'Assemblée avec un total de onze
députés: 4 sièges pour Action pour
le Changement, 3 pour le Rassemblement des forces
démocratiques, 3 pour l'UFP et un siège
pour le Front Populaire.
- Deux partis de la majorité
présidentielle, le RDU et l'Union pour la
Démocratie et le Progrès, obtiennent
respectivement quatre et deux sièges.
-
- Aux municipales, le parti au pouvoir a
remporté 12 communes au second tour, ce qui lui
permet de contrôler 184 communes sur les 216 du
pays pour un total de 2.431 conseillers municipaux au
niveau national.
- Les deux partis de la majorité
présidentielle, UDP et RDU viennent en seconde
position avec respectivement 11 et 8 communes, devant les
partis d'opposition qui, grâce à leurs
résultats dans la communauté urbaine de
Nouakchott, contrôleront 13 communes au total.
- Ainsi AC et RFD ont remporté chacun 4 communes
dont trois pour chacun à Nouakchott, tandis que
l'UFP contrôle désormais 5
municipalités, dont la ville de Boghé, dans
la vallée du fleuve Sénégal.
- L'opposition ne pourra cependant pas prendre la
tête de la Communauté Urbaine de Nouakchott
où elle a gagné 6 communes sur 9. Selon la
loi, le président de cette communauté doit
revenir au parti qui dispose de la majorité de
conseillers municipaux, c'est à dire le PRDS qui a
reporté 87 sièges de conseillers contre 53
au RFP et 49 à AC.
- Par ailleurs, le parti au pouvoir a pris le
contrôle des autres grandes villes à
l'exception de Sélibaby remportée par AC,
confirmant notamment sa position de force à
Nouadhibou, Rosso et Kaédi qui, avec Nouakchott,
constituaient le véritable enjeu du second tour
des municipales.
- Les résultats des municipales permettront au
PRDS de continuer à dominer le Sénat, dont
un tiers sera renouvelé en 2002, tout en offrant
à l'opposition la possibilité d'y
négocier quelques sièges, puisque le corps
électoral pour les sénatoriales regroupe
les conseillers municipaux.
-
- L'opposition satisfaite
-
- Les leaders de l'opposition ont salué la
neutralité de l'administration et la transparence
de ce scrutin, auquel ils participaient après de
longues années de boycott systématique
observé pour protester contre la fraude massive
qui marquait, selon eux, les précédents
votes.
- Le leader d'AC, Messaoud Ould Boulkheir, a
déclaré que si la volonté politique
de jouer franc jeu se confirmait pour les prochaines
consultations électorales, cela serait de bon
augure pour son parti, qui vient d'émerger comme
première formation d'opposition au plan national.
- Le président Ould Taya a pour sa part
publié un communiqué dans lequel il a
félicité son peuple et l'ensemble de la
classe politique, ainsi que l'administration, pour la
"sérénité et le calme" qui ont
marqué les élections, qualifiant le
succès de cette expérience de
"modèle" dans les pays en développement.
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