N°257
du 17/10/2002

Mauritanie


Création d’un “Cadre unitaire de l’opposition”

Huit partis politiques mauritaniens, dont deux interdits, ont créé un “Cadre unitaire de l’opposition” (CUO*) avec pour mission de mettre en place “dans l’immédiat un plan d’action de l’opposition”. Ces partis ont aussi décidé de préparer un “programme de gouvernement d’alternance démocratique”. Une commission de cadres des différentes formations a été désignée pour chercher leurs “points de convergences” et ficeler ce programme avant la présidentielle de janvier 2003. Lors de ces discussions, on a pu noter un rapprochement entre les deux principaux dirigeants de l’opposition dite “radicale”, Ahmed Ould Daddah (Rassemblement des forces démocratiques -RFD) et Messaoud Ould Boulkheir (Convention pour le Changement (non-autorisée).
Les deux leaders ne s’entendaient plus depuis le temps passé ensemble (92-96) à la direction de l’Union des forces démocratiques (UFD, dissoute en 2002).
Deux importants partis de l’opposition modérée, l’Union nationale pour le développement et la démocratie (UNDD) de Tidjane Koita et l’Union des forces du progrès (UFP) de Ould Moloud n’ont pas participé à ces discussions inter-opposition.
A l’ouverture de leur rencontre, ces dirigeants de l’opposition ont dressé un tableau sombre de la situation politique et économique du pays, accusant le gouvernement d’”atteinte aux libertés publiques” et de “gabegie” dans sa gestion économique.
Ils ont notamment condamné les “mesures d’interdictions” et de “restrictions” qui ont frappé plusieurs partis ou organisations politiques ces dernières années et exigé la libération de l’opposant Chbih Ould Cheikh Malaïnine, condamné à 5 ans de prison en 2001.
Sur le plan international, ils ont dénoncé “la politique d’agression des Etats-Unis contre le monde arabe et musulman et les exactions criminelles du régime de Sharon (premier ministre israélien) contre les Palestiniens qui menacent de faire éclater une nouvelle guerre mondiale”.

* Les fondateurs du CUO sont: Rassemblement des forces démocratiques (RFD), Alliance populaire progressiste (APP), Alliance pour la justice et la démocratie (AJD), Parti pour la légalité, l’équité et la justice (PLEJ) Parti Unioniste démocratique et socialiste (PUDS), Front populaire (FP), Convention pour le changement (non autorisée) Renaissance nationale (non autorisée).


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