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Neuf des onze militants baasistes mauritaniens, dont le procès sest tenu le 29/05 à Nouakchott, ont été condamnés chacun à une peine de trois mois de prison avec sursis et les deux autres ont été acquittés. Les baasistes, des nationalistes arabes pro-irakiens, étaient accusés de «création dune association non-autorisée et de réorganisation dun parti politique dissous par la loi».
Dix dentre eux avaient été inculpés le 11 mai, le onzième, Ahmedou ould Babana, ancien secrétaire général du Parti de lavant-garde (jugé proche du leader irakien déchu Saddam Hussein), avait été arrêté après plusieurs jours de recherche.
Selon leurs avocats, les prévenus ont tous «recouvré la liberté» et sont rentrés chez eux après la lecture du verdict lors dun procès public.
En marge de ce procès le Parti républicain démocratique et social (PRDS), au pouvoir, a accusé la Fédération internationale des droits de lhomme (FIDH, basée à Paris) de «soutenir le combat des terroristes en Mauritanie».
Ces accusations, contenues dans un communiqué du PRDS, sont une réponse aux dénonciations de la FIDH contre le régime mauritanien, accusé de violations de droits de lhomme après la vague darrestations dans les milieux islamistes et baasistes pro-irakiens. La FIDH avait affirmé que les arrestations de présumés islamistes depuis début mai en Mauritanie «relèvent dune stratégie visant à museler toute forme dopposition (...) dans un contexte pré-électoral», la présidentielle étant prévue le 7 novembre.
La FIDH, un «instrument qui encourage ceux qui font lapologie de la haine et la violence (...) a toujours été présente là ou il y a terrorisme, violence et guerre civile», a écrit le PRDS lançant un appel aux militants des droits de lhomme pour dénoncer la collusion «des dirigeants de la FIDH avec les extrémistes de tout bord».
Ce qui na pas tardé. Plus dune centaine dONG mauritaniennes ont dénoncé la FIDH en laccusant de «soutenir le terrorisme».
La FIDH soutient le terrorisme «en appuyant ceux qui, au nom de lislam, veulent déstabiliser la Mauritanie», ont à leur tour affirmé dans plusieurs communiqués ces organisations qui se réclament de la «société civile».
Les communiqués émanent notamment des membres du Collectif des ONG pour lappui au développement, de lOrganisation de lutte contre les séquelles de lesclavage, lassociation de la Terre verte et la ligue des ONG impliquées dans le développement des ressources humaines.
Lensemble de ces communiqués ont encore accusé la FIDH de faire «du malheur des nations un fonds de commerce» et de prendre «fait et cause pour tous les Ben Laden du monde musulman».
Le 18 mai, le Premier ministre, Cheikh El-Avia ould Mohamed Khouna, avait accusé les extrémistes de «tenter de faire de la Mauritanie un terrain de rechange après leur échec dans dautres contrées», en estimant que des «filières» recevant leurs ordres de létranger avaient entamé dans le pays une entreprise dembrigadement de jeunes gens pour des activités subversives.
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