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Le président Maaouiya Ould Taya a mis en relation samedi le putsch manqué du 8 juin et laffaire des islamistes qui ont appelé au Jihad (guerre sainte) contre son régime.
Le président sexprimait le 12/07 devant une foule nombreuse dans la ville minière de Zoueratt, où il a inauguré un nouveau gisement de fer et une nouvelle extension de laéroport de cette ville.
Les islamistes et les putschistes qui ont presque agi dans la même période «se partageaient les rôles ou se livraient à une course vers la prise du pouvoir», a lancé le président Ould Taya.
Il sest dit étonné par cette simultanéité des deux actions qui, selon lui, «ont visé, contrairement à ce que disent leurs auteurs, plutôt la destruction des fondements de la Nation et de ses réalisations multiples au plan démocratique, économique et social».
Le coup dEtat manqué, a ajouté M. Ould Taya, a été mené par un groupe dofficiers et de sous-officiers qui ont pris le contrôle de plusieurs blindés, ont mobilisé quelques éléments de larmée de lair et ont mis la main sur quelques moyens du génie militaire.
Les assaillants, a-t-il expliqué, ont «dû faire croire à une attaque terroriste ou de brigands contre la présidence de la République» pour engager avec eux des éléments qui, en réalité, pensaient agir dans le cadre dune opération de défense de la nation.
Selon lui, les putschistes nont obtenu ladhésion daucune unité de «larmée qui était restée loyaliste, républicaine et entièrement au service de la nation».
Il sest dit «surpris» par ce putsch qui est intervenu à cinq mois de lélection présidentielle et qui visait «un régime qui a su répandre légalité, la démocratie (...)» en Mauritanie.
Quelque 32 personnes considérées par le gouvernement comme «extrémistes» religieux, dont des imams et des hommes de prêche, sont actuellement en instance de jugement et risquent des peines de prison avec travaux forcés pouvant aller de 10 à 20 ans.
Quelques jours plus tard, lAgence mauritanienne dinformation (AMI, officielle) a dressé un virulent réquisitoire contre les islamistes et les auteurs du putsch manqué quelle a accusés davoir «bradé leur religion, leur nation et leur honneur».
LAMI a accusé ces islamistes davoir reçu des «sommes modiques dargent de leurs maîtres à létranger», pour «ternir limage dune Mauritanie attachée à lislam pur et freiner sa marche vers le développement».
«Ceux qui ont exploité les tribunes des mosquées pour prêcher la violence et ceux qui ont pris les chars pour semer destructions et meurtres étaient manipulés par les rancunes et les rancurs ataviques (des) ennemis de notre peuple», a ajouté lAgence.
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