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| Trois officiers mauritaniens emprisonnés
pour leur participation présumée à la tentative de
putsch du 8 juin ont été présentés à
la presse à laquelle ils ont déclaré ne pas avoir
été torturés, contrairement à ce qu’affirment
certaines familles. «Nos propos n’engagent pas les autres détenus, avec lesquels nous n’avons aucun contact», a déclaré l’un des militaires, le capitaine Mohamed Ould Saddbouh, présenté aux journalistes. Cent vingt-huit militaires accusés d’avoir pris part au coup d’Etat manqué sont actuellement détenus à Nouakchott. Lui-même, a assuré le capitaine Saddbouh, n’a pas subi d’actes de torture ou de violence physique mais, a-t-il ajouté, «durant trois mois, j’ai été tout le temps empêché de dormir ou d’aller comme je voulais aux toilettes, avec une nourriture pas très bonne». «Nos conditions de détention se sont améliorées depuis notre déferrement devant la justice», a-t-il ajouté. Des familles de présumés putschistes emprisonnés, dont celle du capitaine Ould Saddbouh, pilote de l’armée de l’air, avaient manifesté devant le palais de justice de Nouakchott en affirmant que leurs proches avaient été torturés et en accusant nommément deux officiers. Les deux autres détenus présentés par les autorités à la presse étrangère sont le commandant Mohamed Ould Vall et le lieutenant Mohamed Ould Mohamed Hamma Vezzaz. Le choix de ces trois officiers a été fait au hasard, a déclaré El Arbi Ould Mohamed Mahmoud, directeur de l’administration pénitentiaire mauritanienne. Par ailleurs, le magistrat Mohamed Abdallahi Ould Babana, chargé du dossier des putschistes, a affirmé que son pays «respecte les droits des détenus militaires et que l’instruction judiciaire est en cours, conformément à la loi». Il a nié toute pratique de torture sur les militaires putschistes. Il a également affirmé que les visites aux détenus étaient autorisées par le juge. Les officiers rencontrés par les journalistes se sont plaints que ces visites soient limitées «au père, à la maman, l’épouse et les enfants». La tentative de coup d’Etat lancée le 8 juin contre le régime du président Maaouiya Ould Taya avait été maîtrisée par les forces loyalistes après 36 heures de combats. Les affrontements avaient fait 15 morts et 68 blessés, selon un bilan officiel. La plupart des putschistes sont encore en fuite. Les deux principaux, Mohamed Ould Cheikhna et Saleh Ould Hanenna, ont annoncé sur la télévision qatariote Al-Jazira la création d’un mouvement armé, baptisé l’Organisation des cavaliers du Changement |
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